L'Avenir Agricole et Rural 05 septembre 2013 à 10h18 | Par C. Doubre

CHEVAL ARDENNAIS - Concours national à l’hippodrome de Montier-en-Der !

Une fois n’est pas coutume (et pourquoi pas?), pour des raisons de planning, le prestigieux concours national de la race ardennaise s’est délocalisée à l’hippodrome de Montier-en-Der, et pour la première fois la championne adulte est haut-marnaise.

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QUASSIDY DE FRESNOY appartenant au GAEC DE L’ARDENNAIS de FRESNOY en BASSIGNY (52) qui devient CHAMPIONNE 2013.
QUASSIDY DE FRESNOY appartenant au GAEC DE L’ARDENNAIS de FRESNOY en BASSIGNY (52) qui devient CHAMPIONNE 2013. - © C.D.

Organisé par l’Union des Eleveurs de Chevaux de la Race Ardennaise, le concours national ardennais s’est déroulé les 30, 31 août et le 1er septembre sur l’hippodrome de MONTIER en DER.

Venus de Champagne-Ardenne, de Lorraine, d’Alsace, de Franche-Comté et du Limousin, les éleveurs de chevaux de trait ardennais se sont confrontés sur des épreuves de modèle & allures ou des épreuves d’utilisation.

Les festivités ont commencé vendredi après-midi avec les étalons. Pascal PEUPION de LACHAMBRE (57) remporte la palme de Champion Espoir avec BOLERO DU VALLON et Bernard HEULLUY de GRANDVILLERS (88), celle de CHAMPION 2013 de la race Ardennaise avec ADONIS DU DOL, superbe étalon alezan de 3 ans.

Pour les juments, la palme revient aux champardennais. Sébastien COLINET de SERY (08) termine premier des pouliches avec NINA DE LA BOVERIE (BE). Le concours s’est terminé en beauté après un long suspens avec la victoire de QUASSIDY DE FRESNOY appartenant au GAEC DE L’ARDENNAIS de FRESNOY en BASSIGNY (52) qui devient CHAMPIONNE 2013.

Pendant ce temps, les épreuves de traction et de maniabilité ont permis aux utilisateurs de montrer la force et les aptitudes du cheval de trait ardennais. La victoire revient à Karine TIISSERAND de XONVILLE (54) pour les chevaux de 2 ans, à ATHENA DE LA SANDMATT de Daniel HIEGEL de KALHAUSEN (57) en 3 ans et à VALSEUR DE BRAINVILLE de Jean-François MARBOT de MARCILLAC LA CROZE en Corrèze en 4/5 ans. M. MARBOT remporte également la victoire toutes catégories confondues. Cette année, le challenge de traction en simple et en paire revient à un jeune alsacien Valentin FINDELI de GERSTHEIM (67).

Le concours national s’est terminé par un grand défilé devant les tribunes avec tous les lauréats, un carrousel attelé et les célèbres présentations en bandes.

L’UECRA remercie le Ministère de l’Agriculture, la DRAFF Lorraine, l’IFCE, le Conseil Régional de Champagne-Ardenne et le Conseil Régional de Lorraine, l’hippodrome de MONTIER EN DER, la ville de MONTIER ENDER, le SDEDM, la SARL DU PERTHOIS et tous les éleveurs pour leur participation active à la réussite de cette grande manifestation.

INTERVIEW -

A la ville comme à la campagne

Interview de Brice Lerond, président de l’Union des Eleveurs de Chevaux de Race Ardennaise

Depuis quand existe le Concours National ?

Le Concours a lieu tous les ans à Vittel depuis 1947. L’hippodrome n’étant pas disponible à la date de notre concours, il nous a fallu trouver un lieu d’accueil de substitution dans le berceau de race. La municipalité de Montier-en-Der et l’Hippodrome nous ont accueillis dans de bonnes conditions et je les en remercie.

Combien de reproducteurs étaient présents ?

Une centaine de femelles, 25 mâles et 25 chevaux à l’utilisation. Un niveau de participation comparable aux années précédentes.

Quelles sont vos impressions sur l’évolution de la race ardennaise ?

Le concours national étant une vitrine de la race, je constate un très bon niveau des juments et de bonnes pouliches. Le type ardennais était bien présent, mais je m’inquiète du nombre de mâles de trois ans en diminution. Ils représentent l’avenir de la race en terme de génétique.

Justement, quelles perspectives pour la race ardennaise ?

Malgré un soubresaut conjoncturel de la consommation de viande de cheval, observé par les bouchers et les grandes surfaces suite au scandale des lasagnes importées, je pense que l’essor de cette race menacée de disparition passe par une réappropriation de l’utilisation du cheval de trait à la ville comme à la vigne et au bois. C’est une alternative écologique et vectrice de lien social. Plusieurs communes se sont lancées : Vitry-sur-Orne, Woustviller et bientôt le château de Lunéville. En Haute-Marne, c’est le village de Villier-sur-Suize qui a adopté l’hippo’attitude...

Qu’attendez-vous des Pouvoirs Publics à l’heure actuelle ?

Un contrôle accru de la marchandise qui circule au sein de l’Europe de manière à limiter les intermédiaires mafieux qui se «payent sur la bête» ainsi qu’un soutien direct aux éleveurs de chevaux. Les Encouragements, au niveau national ont récemment été supprimés.

Quelle forme pourrait prendre concrètement ce soutien selon vous ?

Les Régions disposent d’une enveloppe FEADER. Une partie du deuxième pilier pourrait permettre une aide à la jument poulinière. Le contrôle sur l’utilisation des fonds pourrait être facilité grâce aux concours locaux qui permettent de faire un inventaire au niveau des éleveurs.

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