L'Avenir Agricole et Rural 24 mai 2018 à 16h00 | Par FRCUMA Grand Est

Chasser les idées reçues

Jean Paul et Sylvaine Charuel sont agriculteurs en retraite près de Saint-Dizier en Haute-Marne. Pendant leur activité, ils étaient adhérents de la CUMA de l’Avenir. Portrait d’une femme passionnée qui a su gérer la transmission avec pragmatisme et philosophie.

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Jean Paul et Sylvaine Charuel agriculteurs retraités en Haute-Marne et Hubert leur fils réalisateur du film  «Petit Paysan» primé trois fois aux Césars.
Jean Paul et Sylvaine Charuel agriculteurs retraités en Haute-Marne et Hubert leur fils réalisateur du film «Petit Paysan» primé trois fois aux Césars. - © DR

Jean Paul Charuel a passé la main lors de son départ en retraite et l’exploitation s’est fusionnée dans un GAEC pour que Sylvaine arrive également à sa retraite. Le changement de vie s’est fait en douceur car Sylvaine a trait les vaches pendant trois ans ailleurs. De plus, pour éviter une coupure trop brusque, il faut garder quelques gestes rituels qui ont été pratiqués pendant des années tous les jours de manière presque automatique. C’est ainsi que Sylvaine a gardé une vache de «compagnie» pour la soigner, ils possèdent également des chevaux.
Le succès d’une retraite bien gérée passe par des projets ou de nouvelles activités. Sylvaine et Jean Paul se sont lancés dans la création d’un gîte avec des travaux à réaliser pour aménager les locaux, et ils vont au cinéma. Ils ont transmis leur passion du 7ème art à leur fils Hubert, réalisateur du film «Petit Paysan» qui a reçu trois Césars.

La place de la CUMA


Jean Paul Charuel était président de la CUMA de l’Avenir qui a fortement évolué, au point de réaliser récemment un DINA (Nouveau Dispositif d’Accompagnement des CUMA). Sylvaine est passionnée par les vaches laitières et la priorité sur l’exploitation était le troupeau. «Au niveau des charges, on me reprochait d’avoir des frais vétérinaires plus élevés que la moyenne, mais nous n’avions pas de charges de mécanisation». Elle ajoute «nous préférions mettre notre argent dans les vaches plutôt que dans le matériel». Sylvaine était fière de son troupeau. «Nous sommes partis de rien avec un veau offert à notre mariage» et d’ajouter «nous sommes arrivés deuxième meilleur troupeau de la Haute-Marne une année».

Retraite n’est pas fatalité


La cessation de toute activité professionnelle apparaît souvent comme soudaine et déroutante. Pourtant chaque année, plus de 750.000 personnes en France vivent la même situation et voient leur vie changer du tout au tout. Prendre sa retraite n’est pas une fatalité ; ce passage offre au contraire de nouvelles opportunités. C’est souvent la porte ouverte à un nouveau mode de vie et surtout, à de bons moments. Voyages, sorties, vie associative, sport ou encore temps avec les petits-enfants, les perspectives offertes par la retraite sont nombreuses. L’occasion de se consacrer à son bien-être et à celui de ses proches.

Vous pouvez retrouver la suite de cet article dans notre édition du 25 mai 2018

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