L'Avenir Agricole et Rural 09 mai 2011 à 10h37 | Par F.Thevenin

chambre d’agriculture - Retour à l’équilibre

La traditionnelle session de printemps a pour objet la présentation des comptes administratifs de l'année écoulée. La rénovation de la Maison de l'Agriculture ainsi que le projet de raccordement de la vallée du Rhône avec celle du Rhin étaient également à l'ordre du jour.

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Le Président de la Chambre a eu le plaisir d'accueillir Claude Morel, nouveau Préfet de Haute-Marne, ainsi qu'Antoine Allemeersch, conseiller général chargé de l'agriculture, après de longs mois d'absence en raison de problèmes de santé, lors de la session dédiée à la validation du budget.


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Une nouvelle positive, malgré l'absence du quorum pour le voter ; le budget excédentaire de 44 000 euros de l'année 2010 annoncé par Josina Rémy, expert comptable de la Chambre d'Agriculture. Le vote sera donc reporté au 6 mai, en vertu du code rural.Un report à nouveau qui vient grossir les réserves portant le fond de roulement à 2 696 497 euros, soit six mois d'autonomie financière. Un résultat positif alors même que la taxe sur le foncier non bâti (TATFNB) est restée stable à 1 593 806 euros.Avec 62,5 ETP en 2010, soit une baisse de 3,6 ETP par rapport à l'année précédente, des recettes en hausse de 22 % liées à la rétribution d'actions et d'animation du territoire (foire de chaumont, festival sème la culture, cellule REAGIR et mission boue) et à des prestations de service en hausse de 5,49% (certitraite, audit, ATE, suivis globaux JA, plans d'épandage, bâtiments)Le Président Courtoux a annoncé le départ de Christelle Boiget, qui part travailler pour le GIP du Parc National. Ingénieur de formation, elle a brillamment mené le dossier de l'extension de l'AOC Champagne et a effectué un travail de fond sur le développement des filières bioénergies, en partenariat avec l'ADEME. Elle sera remplacée par Pauline Bonnet, diplômée de l'ENSAIA Nancy. Une recrue qui n'est pas inconnue des services de la Chambre d'Agriculture puisqu'elle vient d'achever de remplacer Laurence Gerbaud à l'ODASEA, dans le cadre d'un congé maternité.

Réhabilitation de la maisonde l'agriculture


Le bâtiment d'origine de la maison de l'agriculture date du début des années 70. Malgré qu'il ait bien vieilli, il ne répond plus aux normes actuelles que ce soit en matière d'accessibilité, d'isolation phonique et thermique et même de sécurité compte tenu de l'explosion des réseaux et des serveurs informatiques, explique l'architecte Nicolas Vauthier, venu présenter le projet de réhabilitation. Bien plus que de l'instabilité thermique, c'est en effet du manque de confidentialité d'un bureau à l'autre, dont se plaignent les locataires, a noté l'intervenant. A partir de 2015, le bâtiment sera considéré comme inadapté à l'accueil de publics. Même le bâtiment B, pourtant récent, ne répond pas aux normes d'accessibilité en matière de handicap.Différents scénarios ont été envisagés, du plus minimaliste au plus volontariste en matière environnementale. Isolation des combles, isolation extérieure, changement de vitrages, installation d'une chaufferie bois, gestion des ponts thermiques et jonction des deux bâtiments pour un accueil unique sont quelques-unes des pistes avancées suite à l'étude.Quel que soit le scénario retenu, il faudra compter entre quatre et cinq millions d'euros, sachant que le projet neuf est évalué à 25% de plus. Compte tenu de l'ampleur du projet et du timing imposé par la réglementation, les travaux devraient débuter à la fin de l'année. Les décideurs poursuivent leurs investigations.

Relier le Rhône au Rhin,quel impact en Haute-Marne ?

Lionnel Vuittenez, chef de service des Voies navigables à la DDT est venu présenter le projet de liaison fluviale Saône-Moselle / Saône-Rhin qui sera soumis à débat public en 2012 et dont VNF aura la maîtrise d'ouvrage. L'objectif : rallier les ports de la mer du Nord à Marseille au moyen d'un canal de grand gabarit, capable de convoyer des péniches de 4500 tonnes (contre 200 tonnes à Chaumont). L'enjeu est de développer le transport fluvial en France et de contribuer à la diminution de l'émission de gaz à effet de serre. La France fait en effet figure de parent pauvre en la matière, assurant seulement 6 % du trafic fluvial européen, soit autant que la Belgique, contre 45% pour l'Allemagne et 32% pour les Pays Bas. La raison est double ; la France compte une faible proportion de voies grand gabarit et l'absence de connexion entre ces voies en limite considérablement l'impact.Parmi les trois itinéraires possibles, l'un passe par le sud haut-marnais, longeant l'autoroute entre Montigny le Roi et Bourmont par le sud. (voir carte)Bien qu'il traverse la zone classée Natura 2000, cet itinéraire semble être le moins contraignant sur le plan géotechnique. Il représenterait environ 1000 ha d'emprise de terres agricoles à échéance 2025.Pour les chargeurs de céréales en particulier, l'arrivée d'une telle liaison permettrait de gommer la différence sur les prix de transports actuellement en défaveur des haut-marnais par rapport à leurs homologues lorrains.

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