L'Avenir Agricole et Rural 11 décembre 2014 à 08h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

Chambre d’Agriculture : Produire du lait en bio, pourquoi pas vous ?

Le 18 décembre 2014 à 13 h 30, le GAEC Marie Fontaine à Graffigny – Chemin ouvre ses portes pour une simulation technico-économique de conversion à l’Agriculture Biologique. Cette visite est ouverte à tous.

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- © Reuusir

Le bio, pourquoi pas vous ? En tout cas « pourquoi pas nous ? » ! C’est la question que se posent les associés du GAEC Marie Fontaine à Graffigny Chemin. à la tête d’une troupe laitière de 120 vaches montbéliardes pour un quota laitier de 836 000 litres, les exploitants ont souhaité étudier la faisabilité technique d’abord, mais aussi et surtout économique de la conversion au bio de leur système.

Aujourd’hui la structure compte 3 associés, 1 salarié et 1 aide familiale. Les mâles laitiers sont valorisés en bœufs, à raison d’une cinquantaine par an. 25 ha de maïs sont ensilés pour subvenir aux besoins du troupeau. Tourteaux et compléments de ration sont achetés à l’extérieur.

 

Le souhait des éleveurs : gagner en autonomie

Comment gagner en autonomie alimentaire et valoriser un lait de qualité ? Telle est la question que se posent quotidiennement les associés du GAEC Marie Fontaine. Comment optimiser les coûts de production sans dégrader la rentabilité de l’atelier laitier ? A priori, un passage en bio pourrait apporter des réponses. Mais, il est important d’évaluer l’impact technique et l’impact économique de la conversion sur le GAEC.

Dans ce contexte, le GAEC Marie Fontaine a commandé une étude de conversion au bio à la Chambre d’Agriculture de Haute-Marne. Les résultats seront présentés le 18 décembre sur l’exploitation. Cette porte ouverte a pour objectif de montrer concrètement les impacts techniques et d’évaluer la faisabilité économique d’une conversion de l’exploitation. Les impacts sur l’assolement, sur le troupeau, la ration, les récoltes d’herbe, les céréales, l’aménagement des bâtiments, la productivité, l’aspect sanitaire et les prix de vente des produits… autant de points qui seront abordés. Un point sur la filière biologique est également au programme.

Le 18 décembre à 13 h 30, nous vous donnons donc rendez-vous sur la ferme pour participer aux échanges et comprendre les choix techniques et les éléments à prendre en compte dans un projet de conversion.

 

l’élevage laitier en bio, c’est quoi ?

Le cahier des charges de l’Agriculture Biologique est un règlement communautaire européen, géré en France par l’INAO (Institut National de l’Origine et de la Qualité). Petit tour d’horizon des grands principes de la bio en élevage laitier.

1)Une alimentation biologique

L’agriculture biologique est caractérisée par son approche globale, la production animale est liée au sol pour l’alimentation et la gestion des effluents. L’élevage hors sol est donc interdit. Les animaux élevés selon un mode de production biologique sont nourris à base de fourrages, de pâturages et d’aliments biologiques adaptés. Les OGM sont interdits.

2) Les conditions de vie des animaux

Les animaux doivent avoir accès au plein air à chaque fois que les conditions le permettent, et disposer de bâtiments permettant aux animaux de se déplacer et de se mouvoir librement. L’attache est interdite. L’aération des bâtiments et l’éclairage naturel doivent être abondants.

3) La prophylaxie

La santé des animaux est basée sur la prévention, avec des méthodes stimulant les défenses naturelles. L’utilisation de médecines alternatives comme l’homéopathie, la phytothérapie ou l’aromathérapie sont recommandées. En dehors de la prophylaxie obligatoire et des traitements antiparasitaires et vaccins justifiés, le nombre de traitements allopathiques chimiques curatifs est limité.

4) L’origine des animaux

L’achat de reproductrices pour le renouvellement d’un troupeau ou de jeunes pour l’engraissement doit se faire avec des animaux élevés selon un mode de production biologique.

 

L’AB pour aider à la protection de la ressource en eau

En Haute-Marne, certains captages d’eau potable et certains cours d’eau sont impactés par les pollutions pesticides d’origine agricole. En particulier, le bassin-versant de la Meuse est classé en zone prioritaire par rapport aux pollutions phytosanitaires. Pour limiter l’impact des pratiques agricoles, l’AB et ses pratiques font partie de la palette d’outils disponibles. En effet, L’AB, de par son cahier des charges interdisant les intrants chimiques

Porte ouverte gratuite et ouverte à tous.

Pour plus d’informations :

Marine BAU

(CA 52/ GAB 52) :

03 25 35 03 35

 

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