L'Avenir Agricole et Rural 21 novembre 2013 à 08h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

CHAMBRE D’AGRICULTURE - L’importance de bien aménager son silo

Présentation d’une étude sur la conservation du maïs en Haute-Marne.

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Le tassage à plat sur toute la longueur du silo permet une meilleure densité.
Le tassage à plat sur toute la longueur du silo permet une meilleure densité. - © Reussir

Enquête dans la zone du Bassigny

Une mauvaise conservation de l’ensilage de maïs a des incidences sur les vaches qui se traduit par une baisse de l’ingestion et des performances. Il faut ajouter le temps perdu à enlever le pourri, plus la perte économique (l’ensilage jeté et la réfaction du lait), voire des problèmes de mycotoxines.

David Bouthors et Marc Wache du Conseil d’Elevage veulent connaître les pratiques des éleveurs pour faire un état des lieux, ils ont mené une étude sur la conservation des silos de maïs.

Elle s’est déroulée du 11 juin au 8 juillet 2013 sur 26 élevages près de Neuilly l’Evêque. 38 % des silos sont touchés par des dégâts causés par les oiseaux ou les rongeurs. La majorité des chantiers sont réalisés à l’aide d’une ensileuse 6 rangs. Le rendement est de 12,6 tonnes de matière sèche par hectare (récolte 2012) pour une surface ensilée de 35 ha. Les exploitations remplissent majoritairement un ou deux silos simultanément. Le tassage est réalisé à l’aide de deux engins tasseurs (poids moyen par engin : 7 tonnes). Avec 600 kg d’engins par Tonne de matière sèche de maïs et par heure, le tassement est suffisant puisqu’il doit être au moins de 350 kg (avec deux passages d’engin par couche en moyenne). Les bennes déchargent surtout devant le tas et un conservateur est utilisé dans seulement 15 % des exploitations. Une petite moitié de ces dernières mettent une bâche 45 microns sous la bâche principale, lestée majoritairement avec des pneus. Très peu utilisent une bâche usagée ou un filet par-dessus la bâche neuve.



Des résultats encourageants

Plus d’une ferme sur deux désile au pélican. La qualité de la reprise est satisfaisante. En moyenne, la longueur du débâchage est de 90 cm pour cinq jours, pour une quantité de maïs consommé de 3 tonnes par jour. Une note globale à été donnée aux silos selon certains critères : reprise, état des bâches, restes, pourri et les surfaces endommagées. Les résultats sont positifs : 46 % de moyens, 38% de bons et 15 % de mauvais. En revanche à peine la moitié des silos est bien orientée face aux intempéries (Nord, Est, Sud-Est). Le pH à été mesuré, le niveau est très bon sauf en haut et sur les bords. Au centre, avec 3,5 de pH en moyenne, les silos sont très bien conservés. Les exploitations ayant les meilleurs résultats ont un tassement important (17 tonnes d’engins), des silos un peu plus hauts que la moyenne des exploitations (2,7 mètres), et un peu moins larges (8,5 mètres), sans utiliser de conservateurs. La température sur le front d’attaque du silo est satisfaisante au centre mais trop élevée sur les bords.

Suite de cet article dans notre édition du 22 Novembre en pages 03 et 04.

Visite sur le terrain

Après la présentation de l’étude aux agriculteurs lors de l’assemblée de section lait, le 12 novembre à Colombey-les-Deux-Eglises, le groupe s’est rendu au GAEC Fourier. Les trois associés Sylvain Fourier, Jérôme Bichebois et Jacky Delacroix ont fait visiter leur exploitation composée de 90 vaches sur 490 hectares, ils produisent 830000 litres de lait.

La salle de traite à été refait à neuf en 2006 mais ils ont un problème de place, le bâtiment est mal conçu et compte 75 places, les vaches sont trop serrées.

«2012 a été une mauvaise année pour le maïs, on n’a pas ajusté le concentré par vache, ce qui n’a pas permis de maintenir la productivité» explique Benoît Lechêne, conseiller d’Elevage, «Pour l’hiver qui démarre, on va chercher à faire plus de lait par vache».

Pour les rations, l’exploitation utilise deux tiers d’ensilage de maïs, et le restant d’herbe. Il y a eu un problème de corps étranger à cause des pneus, à présent les associés les trient. Ils ont équipé 40 vaches de colliers pour détecter les chaleurs et sont très satisfaits de ce système. «Cela permet de surveiller l’activité de la bête, c’est plus pratique car cela évite d’inséminer trop tôt» affirme Jacky «On peut savoir si elle va mettre bas, si elle fait une fausse chaleur ou si elle est malade».



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