L'Avenir Agricole et Rural 03 février 2011 à 11h14 | Par F.Thevenin

CHAMBRE D'AGRICULTURE - L’aviculture en 3 D

3 rencontres techniques, 3 modèles, 3 motivations pour qui s’intéresse à la volaille, c’était à Courcelles-sur-Aujon le 24 janvier , à Colombey-les-2-églises, lundi dernier et ce sera à Courcelles-Val-d’Esnoms lundi prochain….

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Organisés les lundi après-midi par la chambre d’agriculture depuis 1e 17 janvier, les rencontres techniques de la diversification ont attiré de nombreux porteurs de projets, en particulier le dernier autour du tunnel de 12000 pondeuses de l’ EARL Fête Madame à Colombey-les-2-églises

Elevage familial, multibandes,
multiproduits

A Courcelles-sur-Aujon, Michel Mongeot pratique la vente directe de volailles de chair prêtes à cuire et de volailles démarrées. 50 pondeuses fidélisent la clientèle. L’exploitation ne couvre que 50 ha et Michel confie nombre de travaux culturaux à des tiers. C’est donc bien la volaille qui fait vivre notre homme comme son salarié permanent et qui rémunère aussi quelques occasionnels. «Nous abattons 10 volailles à l’heure chacun. Ainsi en une matinée, à 3 personnes, nous traitons 150 poulets, pintades et autres volatiles mais aussi quelques lapins. Tout n’est pas produit sur la ferme, j’abats de longue date pour le GAEC du Val du Four qui comme moi approvisionne Brin de Campagne, le point de vente collectif dont il est actionnaire».
Le directeur du CAT venu de Saint- Dizier n’en croit pas ses oreilles …Au Bois Labesse difficile de faire aussi vite mais l’objectif est différent pour ce Centre d’Aide par le Travail  pour lequel il s’agit avant tout de procurer une activité à des personnes handicapées.

Comme Michel Mongeot, le CAT abat à façon des volailles d’autres éleveurs ayant pour cela un agrément européen «Et pourtant notre outil est bien plus petit et moins bien équipé que celui-ci, c’est surtout que l’agrément est davantage une obligation de procédures  que d’équipements» précise M  Directeur de ce centre. Michel Mongeot, lui, n’a pas souhaité s’encombrer des procédures administratives pour l’agrément, il achète donc les volailles au GAEC du Val du Four pour les vendre à Brin de Campagne et dispose pour cela d’une dispense d’agrément.
Un système à dimension humaine qui convient au tempérament indépendant de Michel et à son esprit créatif car sans cesse Michel adapte ses outils et son organisation. C’est avec enthousiasme qu’il a partagé ces astuces avec la douzaine de porteurs de projets et collègues aviculteurs venus profiter de la visite. Son salarié actuel, ancien stagiaire, projette de s’installer à Chalindrey alors Michel lance dès aujourd’hui un appel à candidature pour une future recrue à laquelle il sera toujours prêt à céder l’élevage et sa clientèle dans 3 ou 4 ans.
Autre ambiance en tunnel

A l’EARL Fête Madame, marnais, yonnais, aubois et ardennais étaient au rendez-vous aux côtés de porteurs de projets haut-marnais , CDPO (Centre Distribution Conditionnement d’ Œufs), Le Triangle , Le couvoir Lanckriet avaient invité leurs nombreux contacts, l’après-midi fut riche d’échanges techniques entre éleveurs et futurs éleveurs, entre couvoir, fabricant d’aliment, nutritionniste et porteurs de projet... Anne Sophie Bonnin, par sa présence, confirmait l’intérêt du conseil régional pour la filière et une journaliste de Filière avicole avait même fait le déplacement depuis Rennes. Le redéploiement de la filière œufs vers l’est de la France et sa restructuration vers l’œuf alternatif sont donc bien des réalités.

 

Jean Marc Philippe insiste «Je ne fais produire que ce que j’ai vendu , les Français demandent un œuf de qualité et de première fraîcheur. Le plein air, la volière, et produire au plus près des bassins de consommation deviennent indispensable sous peine de voir arriver dans nos régions des œufs allemands ou hollandais…».
Comme l’a souligné Françoise Henry en introduction à cette journée la chambre d’agriculture de Haute-Marne entend bien missionner ses agents pour accompagner la filière. «Ce type d’atelier permet l’installation de jeunes sur nos exploitations, il faut saisir cette opportunité de filière et, plus nombreux seront les ateliers, plus solide et durable sera la collecte haut-marnaise, j’espère que les projets en cours dans le département se concrétiseront et feront école».

 

Article rédigé par le service Territoires de la Chambre d’Agriculture de Haute-Marne dans le cadre de la
Mission Innovation Diversification Régionale financée avec le soutien du Conseil Régional
Renseignements : 03.25.35.02.89

Rencontre technique à Multiferm
(Courcelles Val d’Esnoms)
Le 07 février de 15 h à 17 h 30

Multiferm transforme viandes bovine, porcine et ovine de ses associés mais abat aussi volailles et lapins. L’essentiel des ventes se fait sur Dijon . Cet après-midi technique permettra de découvrir les outils de transformation et d’abattage de volailles. Ce sera aussi un temps de partage d’expériences sur l’organisation et les règles de fonctionnement du groupe ainsi que sur les résultats commerciaux après 5 ans d’activités.

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