L'Avenir Agricole et Rural 04 mai 2017 à 08h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

BVD : DEPISTAGE de la BVD par le biais de la boucle auriculaire.

En 2016 la démarche était volontaire, en 2017 le dépistage rendu obligatoire

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La Prévention à la portée de tous les éleveurs.

La lutte collective contre la BVD s’amplifie, venez rejoindre les éleveurs qui dépistent par le biais des boucles auriculaires :

L’amélioration de la situation sanitaire des élevages passe par la prévention. En ce qui concerne la BVD, les éleveurs disposent de trois moyens de lutte afin d’éradiquer cette maladie.

• La vaccination des génisses et des reproducteurs qui vont être mis à la reproduction.

• La prise de sang par PCR lors des naissances et achats groupés (introduction).

• La Boucle Auriculaire à imposer dès la naissance à côté de la boucle d’identification ou la boucle IPG (2en1) qui identifie et permet de prélever un bout de cartilage.

Concernant la boucle auriculaire : un engagement doit être pris avec les vétérinaires et le GDS. Actuellement environ 6 000 boucles ont été commandées afin de dépister la BVD dans les élevages. Le GDS accompagne techniquement et financièrement les éleveurs qui s’engagent. Une aide forfaitaire plafonnée à 50 % du coût sera donnée aux éleveurs adhérents qui s’engagent dans la démarche, soit un coût de 3,20 Ä par veau pour dépister et enrayer la circulation virale.

A titre d’exemple un épisode de BVD sur un cheptel, en incluant les pertes directes et indirectes, coûte de 50 à 80 Ä/ bovin (étude nationale). Le calcul du gain, par le biais de la prévention, n’est plus à démontrer, pour autant, des éleveurs sont prêts à courir le risque de ne rien faire…..

Pourtant, la santé du veau et du troupeau est un gage de rentabilité pour l’éleveur.

En repérant et éliminer les IPI précocement, vous diminuez fortement la pression microbienne ce qui a pour conséquence d’améliorer la santé du troupeau en général et des veaux en particulier.

 

La BVD : dépistage obligatoire en 2017

Pourquoi un programme collectif d’éradication de la BVD ?

La BVD entraîne de nombreux dégâts autant individuels que collectifs. En effet, la BVD n’est pas présente uniquement dans une exploitation, mais elle circule entre les élevages en raison du voisinage de parc des femelles gestantes dans notre département notamment. C’est la source principale de contamination de la maladie.

En moyenne, dans le département de la Haute Marne, un élevage a entre 6 et 7 voisins de parcs différents. Ce qui impose de gérer la BVD de façon collective, si l’on veut réduire significativement les effets (comme pour la brucellose, le varron, l’IBR, même si c’est légèrement différent).

L’autre mode de contamination est l’achat de bovin positif : soit virémique, soit IPI, cela concerne environ 2 % des bovins achetés.

Dans les élevages atteints, la circulation virale engendre une baisse d’immunité générale, ce qui crée une sensibilité aux autres maladies. On observe une augmentation du nombre d’animaux malades (diarrhées, problèmes respiratoires, etc.), ainsi qu’une recrudescence des troubles liés à la reproduction (avortements, malformations, etc.). Des animaux IPI (Infectés Permanents Immunotolérants) naissent et le nombre de morts s’aggrave (chiffres étude GDS52 : en moyenne, augmentation de 40 % de la mortalité des veaux). Tout ceci engendre une élévation des problèmes sanitaires et donc des frais vétérinaires.

De plus, plus de 80 % des veaux qui naissent IPI mourront avant l’âge de 2 ans, et pendant cette période, les IPI excrètent sans cesse du virus dans l’élevage.

 

- © Franck Mechekour

Retrouvez la suite de notre article dans notre édition papier de cette semaine page 23
Bonne lecture.

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