L'Avenir Agricole et Rural 08 novembre 2018 à 09h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

BVD : Bilan de 9 mois de dépistage en Haute-Marne

Partie de loin, la Haute-Marne affiche à présent un taux de dépistage de la BVD (diarrhée virale bovine) qui a dépassé 80%. Les premiers résultats montrent que la pose de boucles auriculaires est indispensable.

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Le virus de la BVD est présent un peu partout sur le département (zones grises). Les animaux sont contaminés là où ils se trouvent en période de pâturage, c’est-à-dire essentiellement dans les vallées et les zones d’estive.
Le virus de la BVD est présent un peu partout sur le département (zones grises). Les animaux sont contaminés là où ils se trouvent en période de pâturage, c’est-à-dire essentiellement dans les vallées et les zones d’estive. - © E. Bignon

Le Grand Est, la Franche-Comté et les Hauts de France, soit 19 départements, ont adopté la même stratégie afin de venir à bout de la BVD. L’objectif étant de ne pas laisser entrer un IPI dans l’élevage en testant toutes les naissances et toutes les introductions. Mais aussi, éliminer les IPI déjà présents depuis plus ou moins longtemps. Sans oublier la mise en place d’une protection vaccinale efficace des reproductrices.

Situation de la Haute-Marne par rapport à la zone Grand Nord-Est
Légèrement en dessous de la moyenne de la zone de dépistage, la Haute-Marne comptait 72 000 bovins Non IPI au 2ème trimestre 2018, soit 1/3 du cheptel. Ce chiffre ne va cesser d’augmenter à mesure des résultats des dépistages (aujourd’hui 84 000 animaux). Pour chaque première naissance dépistée Non IPI, l’ascendance (mère, grand-mère...), bénéficie automatiquement de la qualification Non IPI.

Les nouvelles infections
Le graphique ci dessus met en évidence l’importance du risque de contamination auquel sont exposés les cheptels de Haute-Marne. La découverte de nouveaux cas positifs ces derniers mois est en grande partie due au fait que les tests se généralisent. Apparaissent donc au grand jour, des cheptels infectés qui ignoraient leur situation faute d’avoir diagnostiqué le problème.
Les chiffres relativement bas de la zone peuvent être expliqués comme suit :
•Une plus faible densité d’élevages de certains départements,
•Moins de mouvements et surtout moins d’introductions dans certains secteurs,
•Des départements, soit en début de dépistage ; soit, se rapprochant de l’assainissement.

L’introduction de bovins est la deuxième porte d’entrée du virus de la BVD dans un élevage et ce, aussi bien par l’arrivée de bovins virémiques transitoires (récemment infectés), que de bovins IPI. Moins de la moitié des bovins introduits bénéficient de l’appellation Non IPI, le risque d’introduction du virus est donc élevé si l’acheteur ne contrôle pas le statut virologique du bovin introduit (qu’il soit Non IPI ou sans statut, car un Non IPI peut être porteur du virus au moment de son introduction dans l’élevage). Plus la proportion de Non IPI à l’introduction sera grande et plus le risque de contamination sera faible.

Engagement des éleveurs
Aujourd’hui 93 % des cheptels sont engagés dans la démarche du dépistage BVD par biopsie auriculaire.
Les 7 % non engagés (soit 66 cheptels) totalisent 1 322 naissances non testées en 2018 (o à 97 veaux par élevage).
Certains éleveurs engagés omettent eux aussi de contrôler les veaux, étant donné que 225 d’entre eux n’ont pas de résultat pour certains animaux, en moyenne 4 à 5 par cheptel.

Vous pouvez retrouver la suite de cet article dans notre édition du 09 Novembre 2018.

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