L'Avenir Agricole et Rural 10 septembre 2015 à 08h00 | Par JLB

BRUXELLES : Plus le temps des palabres

4 jours après PARIS, la FNSEA et les JA ont mobilisé leurs réseaux pour donner de la résonance à leurs revendications à l’occasion d’un Conseil des Ministres exceptionnel. La Commission Européenne fait des propositions mais les Chefs d’Etat doivent aussi prendre en mains le dossier.

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Xavier Beulin déplore le manque d’écoute des fonctionnaires européens et demande aux Chefs d’Etat de prendre leur responsabilité.
Xavier Beulin déplore le manque d’écoute des fonctionnaires européens et demande aux Chefs d’Etat de prendre leur responsabilité. - © JLB

Compenser l’embargo russe

Il y avait à peu près autant de tracteurs et d’agriculteurs qu’à PARIS avec cette fois une forte mobilisation des agriculteurs du Nord. De nombreuses autres délégations étaient aussi présentes notamment des agriculteurs belges, allemands, et néerlandais. La FDSEA 52 et les JA avaient affrété un bus.

Le COPA et la COGECA (producteurs et coopératives agricoles), qui organisaient cette action ont diffusé un manifeste rappelant, entre autres, l’impact de l’embargo russe. Avant le mois d’août 2014 le marché agroalimentaire russe absorbait des exportations européennes pour un montant annuel de 16 milliards d’euros. Cet embargo a frappé en particulier les marchés européens du lait, de la viande et des fruits et légumes. La baisse des exportations est estimée à 5,5 milliards d’euros. Les producteurs européens sont ainsi victimes de la politique internationale menée par l’Union Européenne. Le COPA COGECA relève aussi que les agriculteurs sont pris en étau par des distributeurs qui abusent de la situation.

 

Les Chefs d’Etat appelés à arbitrer

Le secteur laitier a, dans le même temps, été taxé par un super-prélèvement de 900 millions d’euros. Il est demandé que cette somme retourne au secteur, en particulier dans des mesures d’intervention. Le dernier prix européen d’intervention remonte à 2008… Il est par ailleurs demandé que des marchés à terme et des systèmes d’assurance soient mis en place. Enfin, l’Europe doit s’inscrire dans une stratégie d’exportation volontariste.

Concernant la production porcine il est demandé de rouvrir les négociations avec la Russie et de dégager les sous-produits vers des débouchés non alimentaires (graisse, abats).

De même la production bovine fait aussi les frais de l’embargo russe et il est demandé que le stockage privé soit temporairement rétabli. L’Union Européenne doit enfin être plus active sur la levée des obstacles sanitaires au commerce.

Lors de cette session extraordinaire du 7 septembre, la Commission Agricole a proposé des pistes de travail qui reposent sur trois enjeux : les aides de trésorerie à court terme, l’organisation du marché et le fonctionnement de la chaîne alimentaire.

Vous pourrez retrouver la suite de cet article dans notre édition du 11 septembre 2015.

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