L'Avenir Agricole et Rural 29 octobre 2020 a 10h00 | Par GEC

Bien vendre : une stratégie à construire sans apriori !

A l’heure où beaucoup d’agriculteurs et futurs installés s’interrogent sur les opportunités liées aux circuits courts et aux projets alimentaires territoriaux, la Chambre d’agriculture reste à l’écoute des territoires et des porteurs de projets. Si chaque projet est un cas particulier, La Chambre d’agriculture encourage l’émergence de dynamiques et d’outils collectifs pour structurer ce développement et permettre à l’agriculture haut-marnaise d’en profiter durablement.

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Mardi 27 octobre, Agnès Aubertin, vice présidente de la Chambre d’agriculture en charge de l’alimentation et Brigitte Fischer-Patriat, présidente de la commission «Environnement et Tourisme» du Conseil départemental, ont partagé leur conviction. Pour elles, la coopération entre les acteurs des filières locales est indispensable pour développer une alimentation et une agriculture de qualité sur la Haute-Marne.
Mardi 27 octobre, Agnès Aubertin, vice présidente de la Chambre d’agriculture en charge de l’alimentation et Brigitte Fischer-Patriat, présidente de la commission «Environnement et Tourisme» du Conseil départemental, ont partagé leur conviction. Pour elles, la coopération entre les acteurs des filières locales est indispensable pour développer une alimentation et une agriculture de qualité sur la Haute-Marne. - © GEC

Faire de l’alimentation un levier du développement territorial est un des enjeux de la ruralité.
Miser sur sa qualité est un levier d’amélioration de la santé et un levier de réduction des nuisances environnementales liées aux activités agricoles.
Dès lors impliquer les agriculteurs et leurs filières dans les Projets Alimentaires Territoriaux (PAT) est une ambition des Chambres d’agriculture. Plus généralement, ces dernières se veulent actrices de la transition agricole des territoires en accompagnant les exploitations dans leur projet d’adaptation aux attentes sociétales, en encourageant la relocalisation d’outils de transformation au plus près de la production et des intérêts des producteurs.

Impliquée dans les projets alimentaires de 2 collectivités (le syndicat mixte Nord Haute-Marne et le PETR du Pays de Langres) et actrice du programme de développement agricole du Conseil départemental, la Chambre d’agriculture de Haute-Marne ne fait pas exception.

Une pluralité de modèles

Les mots « circuits courts » sont aujourd’hui dans toutes les bouches et souvent assimilés à la seule vente directe. Certes, les attentes sociétales accentuées par la crise Covid en font un sujet très actuel cependant il est important de définir cette notion correctement.
Pour la Chambre d’agriculture, le circuit court doit avant tout être une relation « Gagnant/Gagnant » pour le producteur et l’acheteur et cela, quel que soit le statut de cet acheteur (distributeur, transformateur ou consommateur) c’est-à-dire une relation basée sur le respect, la confiance et la qualité des produits. Cette relation durable s’appuie sur une répartition équitable des gains, des engagements, le dialogue et une transparence absolue largement favorisés par la proximité entre l’acheteur et le producteur.

Construire des alliances

Pas toujours facile d’agir seul, surtout dans des territoires avec une faible densité de population, surtout pour des productions qui nécessitent de gros investissements et imposent donc un gros volume de production. Pour mutualiser matériel, main d’oeuvre, compétences, les solutions sont nombreuses. Citons les collectifs de producteurs, les CUMA, Agri-échange, les groupements d’employeurs, des groupements d’achat, Agrilocal 52, voire les associations œuvrant pour l’emploi.
En Haute-Marne, plus d’une centaine d’agriculteurs diversifiés mutualisent déjà  leurs moyens de commercialisation et de promotion vers le grand public grâce à 7 collectifs.

Quand un projet professionnel est aussi un choix de vie à bien réfléchir

A titre d’exemple si produire des escargots cela s’apprend en quelques jours, décider de les vendre en direct après leur transformation en plats cuisinés, plutôt que d’en faire des conserves pour des épiceries fines ou des chairs surgelées pour des transformateurs est un vrai choix de vie impliquant la famille et/ou future famille.

Cela nécessite de poser objectivement le pour et le contre de chacune des options et donc concrètement de pouvoir choisir entre « J’ai plein de clients super contents et compatissants mais je ne profite pas de mes enfants… » ou « J’ai noué des relations professionnelles avec des artisans mais je regrette que ceux qui dégustent mes spécialités ne savent pas à quel point je suis attentif à leur qualité. En contrepartie, je vois grandir mes enfants et je peux fêter noël sans m’endormir après la première coupe ».

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