L'Avenir Agricole et Rural 08 septembre 2016 à 08h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

Baisse des livraisons, objectif : -5 % sur le 4ème trimestre

La France le réclamait depuis longtemps mais les libéraux du nord de l’Europe s’y refusaient. Finalement c’est avec beaucoup de retard que Bruxelles a pris conscience de l’ampleur de la mesure de la crise laitière et de son origine, l’excès de livraisons, et décidé d’une aide à la réduction de celles-ci. Décision renforcée par la contribution financière française de 50 millions.

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Le producteur devra fournir une preuve écrite des volumes livrés.
Le producteur devra fournir une preuve écrite des volumes livrés. - © Reussir

Le 30 août, Stéphane LE FOLL a présenté aux familles de l’interprofession et aux OP, les modalités de mise en œuvre de l’aide à la réduction de la production laitière, insistant sur l’objectif d’une réduction de 5 % des livraisons françaises du 4ème trimestre 2016 par rapport à celles du 4ème trimestre 2015.

Ainsi l’effort financier national de doublement de l’enveloppe communautaire de 49.9 millions d’euros sera concentré sur les 5 premiers pour cent de réduction, venant s’ajouter à la partie de l’autre enveloppe communautaire (150 millions) qui elle est à l’origine d’une aide de 144,20 / 1 000 litres.

Ainsi l’aide totale pour les litrages non produits au 4ème trimestre et correspondant à 5 % des livraisons du 4ème trimestre 2 015 sera de 247,20 € par 1 000 litres.

Au-delà de ces 5 %, les réductions seront « aidées » à hauteur de 144,20 € / 1 000 1

 

Pour pouvoir bénéficier de cette aide il faudra :

- avoir livré du lait en juillet 2016 ;

- en faire la demande avant le 21 septembre à l’aide du formulaire qui sera disponible en ligne sur le site de France AgriMer à une adresse que nous vous communiquerons dès qu’elle sera portée à notre connaissance ;

- faire une demande portant au moins sur 1 500 kg soit 1 456 litres, et ne dépassant pas 50 % des livraisons de la période de référence, soit, pour la 1ère période, le 4ème trimestre 2015.

Pour effectuer sa demande chaque producteur à deux solutions : il peut déposer lui-même sa demande ou, en accord avec sa coopérative ou son OP, la mandater pour faire la demande en son nom pour le volume qu’il a choisi de ne pas produire

Dans les 2 cas le producteur sera informé sur l’éligibilité par France Agrimer, au plus tard 7 jours ouvrés après la date de dépôt de sa demande. Il recevra notamment la confirmation que tous les volumes de réduction demandés seront bien « aidés » et à défaut quelle est la part des volumes demandés qui le sera.

Si l’enveloppe de 150 millions n’est pas consommée sur le 4ème trimestre, 3 autres périodes successives de 3 mois sont prévues, soit novembre à janvier, décembre à février et janvier à mars.

Toutefois ces périodes supplémentaires ne seront ouvertes qu’en fonction du solde disponible ; ce qui signifie que seules les réductions du 4ème trimestre sont certaines d’être « aidées ».

Par ailleurs seuls les producteurs ayant fait une demande en septembre pourront, le cas échéant, faire une 2ème demande en décembre pour la période de janvier à mars car il n’est pas possible de demander à réduire ses livraisons sur des périodes qui se chevauchent.

Inversement si l’enveloppe était dépassée sur la première période du 4ème trimestre un stabilisateur serait utilisé pour rester dans l’enveloppe.

LACTALIS a annoncé août et septembre

La traduction régionale (Grand Est) de l’accord de LAVAL sur des prix moyens nationaux à été communiquée à l’APLLAGE

Flexibilité déduite, août sera payé 278.51 / 1000 l et septembre 283.55.

Août avait auparavant été annoncé à 253.88, la mobilisation a donc rapporté 25 euros sur ce seul mois.

Les prix du 4ème trimestre tiendront vraisemblablement compte des indicateurs économiques prévus par le contrat et de l’engagement de prix moyen annuel de LACTALIS.

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