L'Avenir Agricole et Rural 21 février 2013 à 10h44 | Par L'Avenir Agricole et Rural

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU GDS 52 - SOLIDAIRES ET MUTUALISTES

Le taux d’adhésion au GDS est en progression de 4 %, passant à 73 % des exploitations bovines du département, avec des disparités par canton ; alors que Doulevant-le-Chateau atteint 92 % d’adhésion, Bourbonne est à 58 %.

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- © Estelle Dauphin

En dépit de la progression de 4% des adhérents, pour la première année, le nombre de bovins couverts par le GDS diminue avec 10 000 têtes de moins en 2012. A terme, les études réalisées par le Pôle Elevage confirment cette tendance avec 25 000 bovins en moins sur le département. Parallèlement, la taille moyenne des troupeaux laitiers évolue, passant de 30 à 40 VL/exploitation.

 

Situation sanitaire dans le département

Les éleveurs ont touché 176 563 euros d’indemnités dont 100 000 euros proviennent du Conseil Général et 76 563 euros, fruit de la mutualisation du GDS. (Graphique en camembert)


IBR :
éliminer les animaux à risque

Le dépistage à l’introduction est obligatoire en IBR. Il consiste en un contrôle sur le lait du tank ou en une prophylaxie sur les troupeaux allaitants. Selon les résultats obtenus, le GDS contacte les éleveurs afin de les inciter à éliminer les animaux à risque. Seul 2 % du cheptel haut-marnais est vacciné.

La politique du GDS52 se durcit vis-à-vis des éleveurs avec le vote de deux résolutions, l’une concernant la rédhibition obligatoire en cas d’introduction de bovin non négatif dans le cheptel et la réforme préférentielle des bovins connus positifs ou vaccinés ainsi que l’arrêt de la prise en charge des aides IBR pour les élevages ne respectant pas les préconisations en matière de prévention sanitaire.


Paratuberculose :
11 plans ouverts sur le département

Le GDS préconise de contrôler tous les animaux reproducteurs au delà de 22 mois introduits par le biais du kit à l’introduction. En cas de présence de la maladie dans l’élevage, un accompagnement technique est proposé par le GDS.

 

Soyons KIT avec la BVD

On constate une recrudescence de la BVD sur le département avec 18 plans ouverts en 2011/2012, soit trois de plus que l’an passé. Là encore, le GDS préconise un contrôle systématique des reproducteurs à l’introduction, bien qu’il ne soit pas obligatoire contrairement à l’IBR. Attention, la BVD n’étant pas considérée comme un vice rédhibitoire au sens de la loi, il est indispensable de faire signer au vendeur systématiquement un billet de garantie conventionnelle.

Une action de prévention est mise en place par le GDS afin d’accélérer l’éradication de cette maladie : le GDS souhaite obtenir une cartographie de la circulation virale dans le département. Pour ce faire, un dépistage lait et sang est programmé sur quatre ans, avec un objectif de 250 élevages adhérents par an.

Cette opération a débuté en 2011 et a porté sur 235 cheptels analysés grâce au kit « Elisa Ac anti P80 ». Les analyses de sang sur le cheptel allaitant ont été réalisées lors des campagnes de prophylaxie. Un sérum de mélange de dix individus par classe d’âge 24-36 mois et 36-48 mois était à chaque fois analysée. Sur le cheptel laitier, trois analyses de lait de tank par an et par cheptel en mars, juillet et octobre sont réalisés. 10 plans ont été mis en place suite aux résultats obtenus en 2012.

En 2013, l’opération se poursuit sur 250 nouveaux élevages ainsi que sur les élevages négatifs de 2012 afin de vérifier la circulation virale dans le département. (voir tableau ci dessous Résultats du dépistage 2012).

En complément, le GDS a pour projet de déployer le dépistage précoce des IPI grâce au prélèvement de cartilage. Une participation de 2 euros/analyse sera prise en charge par la CRSSA. Il resterait trois euros à la charge de l’éleveur. L’objectif est d’atteindre 10 000 boucles en 2013.

 

Rapport financier : plus de moyens humains sur le terrain

Les cotisations des adhérents s’élèvent à 313 483 euros, soit 67% des produits d’exploitations. Elles sont en augmentation de 11 108 euros en raison de la progression du nombre d’adhérents.

Les cotisations volontaires à la caisse coup dur atteint 37 412 euros, en constante évolution.

Les prestations des non adhérents s’élèvent à 68 600 euros.

La cotisation ovine est de 1339 euros.

Le GDS bénéficie de subventions d’exploitation pour 137 461 euros, dont 100 000 euros du Conseil Général, 27 340 euros de l’Etat pour financer une partie des mission de délégation publiques (1,35 ETP sur 6,4 dans le département) et 10 120 euros de la Chambre d’Agriculture.

Parmi les charges, on retrouve 176 653 euros versés aux éleveurs ainsi que la masse salariale pour 306 747 euros, en augmentation de 30 242 euros par rapport à l’année dernière, du fait de l’embauche d’un ETP supplémentaire (voir encadré) afin de renforcer la présence du GDS sur le terrain. L’allocation de ces moyens supplémentaires a fait débat pour des raisons d’équilibre budgétaire de la structure, qui dispose néanmoins 343 908 euros de capitaux propres.


Montant des cotisations
pour les adhérents :

La caisse coup dur n’est pas un tiroir caisse rappelle le directeur du GDS, Denis Daillet. L’aide est limitée à un an avec une franchise et l’éleveur doit s’engager dans un plan sanitaire.

Cotisation de base : -2,11 euros/bovin

Cotisation Caisse Coup Dur : -0,40 euros/bovin

Fonds de Mutualisation Sanitaire : -0,10 euros/bovin soit 15 394 euros collectés par le GDS52 remontés au niveau national, stable en 2013.

Caisse de Solidarité Santé Animale : -0,04 euros/bovin soit 6067 euros reversés par le GDS52 à la caisse nationale. En 2013 : 0,05 euros/bovin

  • Caisse Régionale Solidarité Santé Animale : -0,08 euros/bovin pour un montant collecté de 12 060 euros. En 2013 : 0,07 euros/bovin


Tarifs
pour les non-adhérents :

Le GDS travaille pour l’ensemble des éleveurs en raison de la délégation progressive des missions de l’Etat ; impression des ASDA, gestion des introductions, gestion de la prophylaxie, la gestion administrative et suivi des dossiers. Cependant, rappelle le Président Amaury Raclot, le GDS reste une association d’éleveurs et ne veut en aucun cas devenir « le bras armé de l’administration » pour la réalisation des contrôles, ce qui irait à l’encontre de la nature même de la structure et lui nuirait.

Prestation : - 1,33 euro/bovin

Gestion de l’IBR : -175 euros +1,8 euro ht/bovin

Certification varron : -175 euros


LA COLLECTE DES
DES DECHETS DE SOINS

298 élevages engagés

Treize cabinets vétérinaires ainsi que le laboratoire d’analyse départemental sont habilités à recevoir les déchets d’activité de soin à risque infectieux et les médicaments non utilisés, suite à la signature d’une convention entre l’éleveur et le point de collecte.

Un débat s’instaure autour des « déchets banals » soit les emballages vides, habilités à rejoindre les déchets ménagers, intégralement incinérés en Haute-Marne.



Relance de la section ovine en partenariat avec la FDSEA

La cotisation ovine s’est élevée à 1339 euros dans le département. Elle comprend un bulletin d’actualité sanitaire trois fois par an, l’adhésion aux fonds nationaux CSSA, la gestion des aides FCO et la récupération des déchets de soins. Le tarif est un forfait de 10 euros par élevage et 0,25 euros/reproducteur.

Denis Daillet souhaite que cette section soi autonome mais il n’existe pas d’accompagnement de l’Etat. Pour qu’il puisse y avoir mutualisation, il faut des éleveurs, c’est pourquoi la section a du mal à décoller. Une communication est engagée dans ce sens via la FDSEA. Dans le département, le potentiel d’élevages de plus de 10 ovins s’élève à 400 élevages, soit environ 50000 ovins dans le département.

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