L'Avenir Agricole et Rural 18 mars 2010 à 10h52 | Par E. DAUPHIN

Assemblée Générale du GDS 52 - Situation en Haute-Marne

Après affectation des provisions, le résultat du GDS s’élève à 19358 euros. Ce résultat est imputé aux réserves existantes. Les éleveurs ont touché 161441 euros via le GDS au cours de la campagne, dont 100 000 euros en provenance du Conseil Général et 61 441 euros en provenance des fonds propres du GDS. (voir graphique ci contre).

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Résultats financiers

Par contre, le bilan prévisionnel pour la campagne 2009 2010 s’annonce déficitaire de 21400 euros. La mise en place du logiciel FOURMI, ainsi que le changement du mode de calcul de l’ARSOE en seraient à l’origine. Le choix de l’organisme est de ne pas augmenter les cotisations.

L’impression des ASDA en cas de réédition ou suite à une introduction sont réalisées par le GDS. Cette mission de service public transférée par la DDCSPP depuis 2004 a un coût qui ne peut plus être supporté par les GDS et ses seuls adhérents. Elle a donc été refacturée aux éleveurs non-adhérents, ce qui a été source de  divergeances dans le département. Pour la campagne à venir, cette contribution s’élèvera à 33 377 euros.

Couverture du territoire par le GDS

Le pourcentage d’adhésions au GDS s’élève à 70%, ce qui est peu par rapport à la majeure partie des départements qui atteignent 90%. Le Président du GDS rappelle que le maillage du territoire est une condition siné qua non pour enrayer les infections et réagir au plus vite en cas de crise.

Le GDS a prévu de rencontrer individuellement les responsables des élevages du département, (exploitations > à 400 bêtes), le taux d’adhésion n’étant que de 40%, il a aussi prévu de prospecter, la zone du Bassigny qui serait la moins couverte.

 

Actions sanitaires

• Fièvre aphteuse

Le compte de dépôt pour la fièvre aphteuse, créé en 1992 n’a pas été abondé depuis la campagne 94/95. La somme bloquée au niveau du département s’élève à 97 367 euros, ce qui ne permettrait de couvrir, en cas de crise que 28% des éleveurs du département.

• CSSA

La CSSA mise en place suite à la FCO dans le département, dont le prélèvement s’élève à 50 cents par bovin et 10 cents par ovin a permis de lever, depuis sa création 43 801 euros sont bloqués sur un compte spécifique dans le département. Une aide de 20 cents par bovin a été consentie par le GDS à deux reprises durant le dernier exercice. Tous les ans, un tiers de la somme collectée vient abonder le fonds national.

• Les introductions de bovins dans le département

15280 introductions ont eu lieu dans les cheptels haut-marnais en 2008/2009, dont 9807 mouvements intra départementaux et 5473 achats externes. La recherche en IBR et en MRC sont obligatoires mais il est conseillé de faire également une recherche en para-tuberculose et en BVD.

 

• Lutte contre l’IBR

Le Président rappelle que l’adhésion au GDS n’est pas obligatoire pour être certifié en IBR par rapport à la filiation.

4647 bovins ont été vaccinés dans le département en IBR, mais la lutte continue. Les prophylaxies montrent encore des résultats positifs allant jusqu’à 12% dans les troupeaux mixtes lait-allaitant. (voir carte)

• Lutte contre le varron

La certification des cheptels en varron s’élève à 983 élevages au 30 septembre 2009.

• Action sur la collecte des déchets vétérinaires

Au premier octobre 2009, 305 éleveurs et 13 cabinets vétérinaires ainsi que le laboratoire d’analyses départemental sont engagés dans cette action.

 

 

 

 

La recrudescence de tuberculose en Côte d’Or inquiète les éleveurs

20 foyers ont été déclarés par la Direction des Services Vétérinaires de Côte d’or. Cette maladie  est concomitante aux foyers bovins. Deux secteurs sont touchés dont l’Auxois. Un plan de chasse draconien a été mis en place.

Le Docteur Nolwenn LE MOAL, inspecteur de la santé, explique que les méthodes de dépistage ont évolué ; une analyse par PCR qui si elle se révéle positive, conduira au dépistage du troupeau par intra dermo comparative et la lecture cutimètre permet d’avoir les résultats trois jours plus tard, alors qu’au paravent, il fallait cultiver la bactérie pendant trois mois pour avoir les résultats.

 

En terme de liens épidémiologiques, les bovins introduits en provenance des élevages infectés ont présenté une seule réaction.

Les éleveurs s’inquiètent notamment pour la période de mise à l’herbe dans le Bassigny et souhaitent que soit sensibilisée l’association des maires des communes concernés. La responsable du laboratoire indique cependant que les élevages infectés n’ont pas le droit de mettre à l’herbe et que l’abattage total est la règle.

 

Développement de la section ovine

 

Les éleveurs ovins sont une vingtaine à adhérer au GDS, soit 2897 animaux. Ils adhèrent aux fonds nationaux CSSA et FA. Ils seront représentés au sein du conseil d’administration par Madame Sylvestre Yole.

Renouvellement du conseil d’administration

Un vote a bulletin secret a été nécessaire afin de renouveler le conseil d’administration, en raison d’un nombre de candidats supérieur au nombre de postes à pourvoir. Le Président a regretté de ne pouvoir accueillir tous les volontaires, notamment les jeunes, en raison des statuts de l’association.

Mr GERARD  Daniel à Reynel - Canton POISSONS

Mr CAUDY Lionel à Liffol le Petit - Canton de BOURMONT

Me SYLVESTRE Yole à Meuse - Canton de PRAUTHOY

Mr COUSSIN Mathieu à Charmoilles - Canton de LANGRES

Me DARET Corinne à Villars st Marcellin - Canton de NOGENT

 

 

 

 

 

L'Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE)

La nécessité de combattre les maladies animales au niveau mondial a conduit à la création de l'Office international des épizooties grâce à l'Accord international signé le 25 janvier 1924. En mai 2003, l'Office est devenu l'Organisation Mondiale de la Santé Animale mais a gardé son acronyme historique OIE.

L'OIE est l'organisation intergouvernementale chargée d'améliorer la santé animale dans le monde.

Les normes établies par l’Organisation sont reconnues comme références mondiales par l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). En 2010, l’OIE compte 175 pays et territoires Membres. Elle a répertorié une centaine de maladies dans le domaine animal.

L’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA)

L'Afssa est un établissement public indépendant de veille, d'alerte, d'expertise, de recherche et d'impulsion de la recherche qui contribue à la protection et à l'amélioration de la santé publique, de la santé et du bien-être des animaux, de la santé des végétaux et de l'environnement.

Créée en avril 1999 à la suite de différentes crises sanitaires, l'Agence est placée sous la tutelle des ministères de la santé, de l'agriculture et de la consommation.

Elle représente la France auprès de l'Agence européenne de sécurité des aliments.

FESASS - Fédération Européenne pour la Santé Animale et la Sécurité Sanitaire

La Féderation Européenne pour la Santé Animale et la Securité Sanitaire (FESASS)

C’est l'organisation européenne qui représente les éleveurs dans le domaine de la santé animale. Elle regroupe actuellement des organisations représentant les éleveurs des huit États membres (pour la France, la FNGDS).

Créée en 2001, la FESASS poursuit plusieurs objectifs :

• défendre et renforcer le statut sanitaire du bétail européen et la qualité de ses produits,

• promouvoir les animaux et leurs produits auprès du consommateur et du marché mondial,

• soutenir les efforts de ses membres pour atteindre leurs objectifs,

• promouvoir les échanges d'information et les débats pour développer des propositions d'orientation politique, technique et de sécurité sanitaire,

• harmoniser les points de vue techniques de ses adhérents pour développer des stratégies communes.

 

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