L'Avenir Agricole et Rural 09 février 2007 à 00h00 | Par F.Thevenin

Assemblée Générale de l'APVA - Des références, un savoir-faire, des compétences....

L’assemblée générale de l’APVA qui a eu lieu cette semaine était différente des autres… L’association fêtait ses trente ans et François Contat, son directeur, est parti à la retraite. Présentation.

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Pour certains, 30 ans peuvent paraître longs. Pour d’autres, c’est plutôt court… Pour une association comme l’association « productions végétales et agronomie », c’est l’âge de la maturité et le temps qu’il aura fallu pour s’inscrire dans le paysage des OPA.
L’APVA travaille sur tout le département et dans de nombreux domaines. Elle a su s’adapter aux nombreux changements qui sont intervenus dans le monde agricole. En fait, comme le dit Jérôme Yung, président de l’APVA : «alors que les PAC se succèdent et les débouchés changent, seuls les terres à cailloux haut-marnaises ne changent pas».
Depuis sa naissance, le but de l’APVA aura donc été d’acquérir des références sur ces terres très particulières. D’ailleurs Jérôme Yung invite les boîtes comme Arvalis et le Cétiom de sortir des frontières administratives afin de prendre en compte les données pédologiques réelles. Comment globaliser les terres haut-marnaises alors que les sols du Bassigny et ceux du Barrois n’ont strictement rien à voir ?

Savoir revendiquer

L’APVA est également connu pour ses relations étroites avec les agriculteurs avec et grâce à des techniciens de terrain. Pour son président, ces agriculteurs qui sont des chefs d’entreprise doivent être des forces de proposition en exprimant ce qu’ils veulent et attendent du service : « ils doivent apprendre à revendiquer afin d’améliorer le service ».
D’ailleurs, depuis sa naissance en 1977, les missions de l’APVA ont bien changé. Entre l’ère de la production pour une autosuffisance agricole et l’ère des énergies pour se déplacer, elles n’ont plus rien à voir… Jérôme Yung se souvient également de l’opération « rats taupiers » de 1989, des réformes de la PAC, des réglementations « phytos », de l’écoconditionnalité… Au fil du temps, l’APVA a su s’adapter pour mettre en place une agriculture propre et qui répond aux exigences de la société.

Pas de Haute-Marne sans agriculteur

Cette adaptation est également soulignée par Antoine Allemeersch, pour qui, «la Haute-Marne serait sinistrée sans ses agriculteurs» et pour qui «ces agriculteurs ont besoin de l’APVA pour perdurer».
Il en profite pour rappeler que le Conseil Général accompagne également les agriculteurs avec différentes actions. Il les exhorte également à s’impliquer au sein des syndicats de rivières qui se constituent actuellement pour pouvoir s’exprimer et profiter des aides du Conseil Général et des Syndicats de Bassin.
Autre dossier à ne pas rater pour Antoine Allemeersch : la production de biomasse sur, par exemple, des terres haut-marnaises très humides et la plantation de peuplier. Les tractations sont en cours…
Face aux réalités du moment, Jean-Louis Courtoux souhaite la poursuite des activités de l’APVA avec des inflexions dans le fonctionnement. Le service va devoir s’adapter aux financements de la Chambre, à la loi d’orientation et aux conditions de production qui mettent en avant l’environnement.

Hommage à François Contat

Jean-Louis Courtoux s’est fait le porte-parole des agriculteurs pour remercier François Contat. Pour lui, le niveau technique de l’agriculture haut-marnaise lui est du en partie. Ce passionné d’agronomie a su transmettre son savoir avec rigueur et travail.
Sous les applaudissements nourris de la salle, François Contat estime que, pour lui, il a été important de travailler et d’avancer avec tous ceux qu’il a croisés. Il rend hommage à son équipe sachant qu’à chaque arrivée de techniciens, le nombre d’adhérents a augmenté. La présence sur l’ensemble du territoire lui paraît également primordiale.

Les activités 2 006

Le temps de l’APVA se répartit entre les appuis et références (53,6 %), l’environnement (38,5 %), les formations (3,6 %) et les moyens généraux (4,3 %).
Les appuis et références se rapportent directement aux préoccupations des agriculteurs. Ils permettent d’apporter des réponses concrètes aux problèmes de tous les jours. Côté environnement, l’APVA s’occupe des plans d’épandage, des suivis agronomiques, des études, des plans d’épandage des boues de station d’épuration.
En matière d’appuis technico économiques, la demande des agriculteurs ne cesse de progresser en passant de 40 en 1993 à 247 en 2006. 255 sont prévues pour 2007 ! Les appuis globaux sont au nombre de 397 en 2006 (424 en 2007). Désormais, le problème est de savoir comment l’APVA va pouvoir répondre à cette demande qui augmente dans le domaine de la réglementation ou des contrôles. En fait, les agriculteurs ont besoin d’une plus grande sécurité.

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