L'Avenir Agricole et Rural 07 novembre 2013 à 08h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

APRES QUOTA - Les éleveurs doivent se préparer

Les chambres d’agriculture de Champagne-Ardenne, de Lorraine et l’Institut de l’élevage ont organisé le 30 octobre une journée de réflexion et d’échanges sur cette problématique.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Plus de 250 personnes étaient présentes à cette journée de réflexion et d’échanges.­
Plus de 250 personnes étaient présentes à cette journée de réflexion et d’échanges.­ - © TM

Le lait, un marché mondial

Le 1er avril 2015, les exploitants devront fixer les prix et les volumes directement avec les laiteries, en fonction de leur contrat. Plus de 250 personnes du Grand Est étaient présentes au pôle socio-culturel de Montier en Der pour savoir comment réagir face à l’arrêt des quotas. Un guide «Après quotas, piloter mon exploitation laitière dans un contexte ouvert» qui donne des outils d’aide à la décision et les moyens de produire davantage, a été distribué. Cette journée était présentée par Bruno Faucheron, président du Comité Elevage de la Chambre d’Agriculture de Champagne-Ardenne et Jérôme Matthieu, son homologue lorrain.

La demande mondiale est potentiellement considérable, sa croissance est de 2 % par an depuis 10 ans. Elle est presque saturée dans les pays développés, mais très favorable dans les autres ; on prévoit de plus une forte croissance de la consommation dans les pays en voie de développement (+3 % par an). L’Asie représente plus de 60 % de la croissance mondiale et l’Europe 7 %. On assiste à des échanges croissants des bassins excédentaires (Europe, États-Unis, Océanie) vers les bassins déficitaires (Asie, Russie, Amérique du sud) avec une forte augmentation des fromages : +25 %. La moitié de la production européenne est exportée. Les laits transformés en ingrédients laitiers, vendus sur le marché, ont une valorisation très instable : 200 € pour 1 000 litres en 2009, contre 400 € cette année.

Des laitiers présents.

Lors de cette journée, les industriels Pierre Bernoux de Sodiaal, Daniel Chevreul de Bongrain et Daniel Gremillet du groupe Ermitage ont échangé avec le public. Pour pouvoir exporter, ils proposent une présence à l’international car la demande explose dans les pays émergents. On peut exploiter d’autres choses dans le lait, par exemple le lactosérum qui devient un produit à part entière. Il faut s’appuyer sur des partenariats qui permettent de peser dans les négociations. M. Bernoux ajoute : «On n’est pas assez fort pour lutter contre la grande distribution car on risque d’être déréférencé. On veut offrir les mêmes possibilités à nos producteurs, on va faire des investissements lourds avec le marché chinois». Etre en coopérative est une sécurité : le coopérateur bénéficie d’un engagement de livraison.Demain, il faudra donner la possibilité de produire plus de lait, le marché national ayant besoin de stabilité alors que l’international a besoin de développement.

CAPACILAIT, un outil pour évaluer son potentiel de productionLa flexi-sécurité, c’est la solution proposée.

La flexibilité, consiste à adapter le volume de lait à la demande et la sécurité à ajuster le système pour sécuriser le revenu. La flexi-sécurité conjugue souplesse et robustesse : être flexible pour s’adapter aux besoins du marché. Le diagnostic Capacilait a été mis en place par les Chambres d’Agriculture et l’Institut de l’Elevage pour aider l’exploitant à évaluer son potentiel supplémentaire en adaptant l’outil de production sans investissement majeur.
Il s’agit de rechercher les facteurs limitants : la main-d’œuvre, la distribution des fourrages, le couchage des vaches laitières, l’installation de traite, la production fourragère, la réglementation environnementale, voire le cahier des charges s’il en existe un.Au GAEC de Séville (Ravennefontaines, Haute-Marne), Philippe Barbier a anticipé la fin des quotas laitiers. Il a optimisé son bâtiment d’élevage, passant de 105 à 120 places, investi dans un racleur et dans des logettes pour gagner en confort. Le passage en ration complète permet d’augmenter le nombre de vaches sous le même toit. Cet éleveur a assuré la sécurité fourragère et financière en adoptant une souplesse en nombre de têtes dans le troupeau.

Suite de cet article en page 07 dans notre édition du 08 Novembre 2103.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Avenir Agricole et Rural se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

L'Avenir Agricole et Rural
La couverture du journal L'Avenir Agricole et Rural n°2461 | septembre 2017

Dernier numéro
N° 2461 | septembre 2017

Edition de la semaineAnciens numérosABONNEZ-VOUS
L’actualité en direct
Chambre d'agriculture

    Les ARTICLES LES PLUS...

    Voir tous

    Voir tous

    Voir tous

    À LA UNE DANS LES RÉGIONS

    » voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui