L'Avenir Agricole et Rural 29 août 2008 à 00h00 | Par F.Thevenin

Alotis - Succès des enchères d’Alotis

La semaine dernière, Alotis avec les Syndicats de Races Haute-Marne et les centres d’insémination du secteur ont organisé une nouvelle vente aux enchères. Elle était entièrement consacrée aux races laitières et a connu un certains succès avec un prix moyen de vente pour les 27 génisses à 1701 euros contre 1 638 l’an dernier.

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La semaine dernière, avant la vente aux enchères de races laitières par Alotis, les spécialistes de ce genre de manifestations s’interrogeaient… Ils étaient partagés entre la dynamique laitière qui existe réellement, la crise de la FCO qui fait de gros dégâts dans les exploitations de la Haute-Marne, des Vosges et de la Meuse et la limitation des quotas qui est prévue pour mars prochain.
En face de ces doutes, Alotis en la personne de Bernard Mussy accompagnés des Syndicats de Races Haute-Marne et les centres d’insémination du secteur ont sélectionné, pour cette vente, le meilleur du meilleur avec de la morphologie, de la longévité, du taux et du lait. Des animaux complets qui ne peuvent que satisfaire les acheteurs potentiels.

Pas de races allaitantes

S’il existait des doutes en races laitières, à la vue de la conjoncture, il n’en existait pas en allaitant. Les organisateurs ont préféré annuler la vente de races à viande. Jean-Marc Lambert, le président de section Haute-Marne d’Alotis, rappelle que la demande est faible en génisses pleines et qu’Alotis ne voulait pas prendre le risque d’invendus. Elles reviendront plus tard…
D’ailleurs, Jean-Marc Lambert note que la viande est le secteur qui souffre le plus actuellement. Il parle des incidences sur la commercialisation et sur les besoins de la filière. Enfin, il explique que la décision d’Alotis de s’adosser à EMC2 a été une sage décision : « cela nous permet de voir l’avenir avec sérénité sachant que la restructuration de la filière viande est en cours et qu’elle n’est pas finie !  ».

La meilleure génétique

Néanmoins, Jean-Marc Lambert remercie les éleveurs qui ont choisi de se séparer de leurs meilleures génisses laitières puisque, comme d’habitude, Alotis a visé l’excellence génétique. Du coup, les acheteurs étaient présents et la fête était réussie même si le public était moins nombreux que les années précédentes.
Autre signe de succès : le prix moyen de vente des 27 génisses proposées. Il est de 1 701 contre 1 638 l’an dernier. Cette moyenne cache de grandes différences avec, surtout, 7 animaux à plus de 2 000 euros.
Lors de la vente, avec Sylvain Salmon derrière le marteau et Françis Michel et Thomas Gérouville pour les présentations des animaux, il était amusant de constater que, pour chaque animal, le décollage après la mise à prix était lent. Ensuite, les envolées étaient impressionnantes sans savoir forcément pourquoi…
La première race mise à la vente a été la Brune. Les deux animaux ont battu des records en partant pour 2 000 et 2 100 euros. Les acheteurs cherchaient dans ses bêtes des animaux complets : du lait, des taux, de la morpho et de la longévité. Cette vente exceptionnelle va également dans le sens de ce qui se passe à l’échelon national avec un essor de la race évident.
Les Simmentals sont ensuite entrées dans l’arène. Elles sont parties pour 1 440 et 1650 euros. Encore une fois, les génisses présentées ont permis de constater les qualités bouchères de la race. Côté Montbéliardes, Annette est partie pour 1 500 euros et Avoine pour 1 440 euros.

21 Prim’holsteins

Le point remarquable de la vente de Prim’holsteins est le large panel proposé par Alotis. Il y en avait pour toutes les envies en matière d’ascendants, d’âge et d’insémination. Seul point commun de toutes les génisses : des gabarits exceptionnels. A noter que l’animal le plus jeune aura deux ans en septembre, au moment où il sera à terme !
En moyenne, les 21 Prim’holsteins ont été vendues 1 705 euros. Mais, quelques unes sortes du lot… Par exemple, Boldwyn est partie pour 2 450 euros. Elle n’est autre que la petite fille de la soeur de Juror Olga, grande championne dans la Meuse en 2002, première à Eurogénétique et à Angers en 2003 et mention honorable à Vérone en 2004. Les amateurs de génétique et de vaches de show ont été satisfaits par cette génisse d’une morphologie exceptionnelle.
Bague est partie pour 2 400 euros pour son gabarit, sa longévité et son lait. Bretagne est partie pour 2 350 euros. Cette superbe génisse pleine d’avenir est partie avec sa génisse tout comme Bambina qui descend d’une vache à 12 000 kg.

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