L'Avenir Agricole et Rural 29 janvier 2010 à 12h06 | Par LUCIE GEORGES POUR LA CHAMBRE D

AGRICULTURE BIOLOGIQUE - ELEVAGE BIO : A LA RECHERCHE DE L'AUTONOMIE

Les deux journées d’information sur le lait biologique organisées dans la Marne et la Haute Marne ont réuni plus de 30 éleveurs. Les deux exploitations visitées présentent une motivation et un but commun : supprimer les produits phytosanitaires et atteindre l’autonomie alimentaire, tout en conservant la rentabilité du système.

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Les 2 jours d’information sur le lait biologique organisés les 19 et 20 janvier derniers ont permis aux éleveurs laitiers de découvrir deux exploitations en conversion vers l’Agriculture Biologique.
Le cahier des charges, la démarche d’engagement, les aides et les débouchés du lait et de la viande biologique ont été abordés par les différents intervenants. Deux aspects reviennent rapidement dans les discussions : la ration et l’autonomie alimentaire d’un élevage laitier.

Respecter la réglementation

Dans la réglementation, produire du lait biologique impose de nourrir les animaux avec des fourrages biologiques produits sur l’exploitation. L’autonomie alimentaire s’impose donc d’elle-même. Chaque exploitation choisit ensuite la ration des laitières en fonction de son potentiel de production. A Servon-Melzicourt, dans la Marne, le GAEC Duthoit-Philippoteaux a choisi de conserver une ration à base d’ensilage de maïs et de tourteaux de colza et de soja. Car depuis l’entrée en vigueur en 2009 de la nouvelle réglementation européenne, certaines restrictions liées à l’alimentation des animaux se sont assouplies et il est désormais possible d’apporter une quantité non limitée d’ensilage de maïs ou d’herbe dans la ration journalière.  

 

 

Et réduire les coûts

Si l’autonomie alimentaire est une obligation du cahier des charges bio, c’est aussi un bon moyen pour réduire les achats extérieurs et donc les charges d’alimentation. Thierry Remy de Magneux en témoigne. 
Engagé en avril 2008, son exploitation sera certifiée AB en avril prochain après deux ans de conversion, deux ans de transition entre le conventionnel et le biologique, difficiles économiquement : «Les rendements des céréales baissent de moitié et la rotation s’allonge pour pouvoir produire l’ensemble des fourrages et des concentrés. La productivité de l’atelier laitier a été moins bousculée, on est passé de 6 000 litres de lait par vache en 2006 à 5 600 aujourd’hui. Le coût d’achat de concentrés était de 37,70 € pour mille litres de lait, il est actuellement de 19,50 €» explique l’agriculteur.
«J’ai choisi le mode de production biologique parce que je voulais une agriculture plus durable, qui respecte l’environnement et les animaux».
Le respect du pâturage obligatoire pour les vaches laitières n’a pas été difficile puisque dès son installation en 1995, Thierry Remy fait le choix de l’herbe pour l’alimentation estivale du troupeau : «L’hiver les vaches avaient une base d’ensilage de maïs mais l’été elles étaient à la pâture. J’ai toujours pensé que l’herbe était plus économique et plus écologique» poursuit l’éleveur.
Le passage au bio est aussi une question de rentabilité, on ne se convertit pas pour perdre de l’argent. Le système doit être rentable et viable, et pour cela il est important que l’alimentation soit en majeure partie produite sur l’exploitation car les aliments biologiques coûtent très chers.
«Même si je produit moins de lait en bio, l’autonomie alimentaire et la valorisation du lait bio (payé en moyenne 400 € les mille litres en 2009 par son futur collecteur Biolait) assurent la rentabilité de mon exploitation».

Au niveau technique, l’exploitant peut s’appuyer sur le réseau des agriculteurs biologiques du département (l’association GAB 52) et sur le technicien de la Chambre d’Agriculture pour échanger, partager les expériences et avancer plus sereinement dans la gestion de son exploitation.

 

Stage VIVEA

 

Phyto-aromathérapie

Les 12 plantes majeures en élevage


Mercredi 3 février 2010 / 9 h - 17 h

Notions de phytothérapie, principes de botanique, préparations à faire soi-même
• Etude détaillée de quelques plantes utilisées en élevage
• Exemples pratiques de pathologies et de traitements par les plantes
• Témoignage de l’éleveur

Vendredi 26 février 2010 / 9 h - 17 h

• Présentation de la gemmothérapie et de l’aromathérapie, principes de base
• Exemples de traitements aux HE, étude détaillée de quelques huiles
• Fabrication des huiles essentielles
• Exemple de pathologies de ruminants et de traitements appropriés, témoignage de l’éleveur, échanges d’expériences

Renseignements-Inscriptions :
Chambre d’Agriculture
Lucie Georges – Joinville - 03 25 94 69 94
Christine Jacquot– Chaumont - 03 25 35 03 25

STAGE GRATUIT
Restauration sur place sur réservation, frais à part

 

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