L'Avenir Agricole et Rural 15 février 2018 à 09h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

AG JEUNES AGRICULEURS : L’agriculture maintient l’économie du territoire

Lors de son assemblée générale le 9 février au lycée agricole de Choignes, le syndicat s’est demandé la place que tient l’agriculture au sein de son territoire. Sylvie Brunel, économiste et Nicolas Bechelet, administrateur JA national, ont répondu aux questions du président Cédric Jappiot.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Cédric Jappiot, Président JA , Sylvie Brunel, économiste et géographe, et Nicolas Bachelet, administrateur JA national.
Cédric Jappiot, Président JA , Sylvie Brunel, économiste et géographe, et Nicolas Bachelet, administrateur JA national. - © T MORILLON

JA se donne comme première mission de favoriser l’installation, il y en a eu 26 en 2017 en Haute-Marne, principalement en polyculture-élevage. Le président des JA de Haute-Marne Cédric Jappiot rappelle qu’il n’y a pas de modèle unique et que, même si les projets existent, le problème se porte sur leur viabilité, quelles que soient les productions.

Sur l’actualité agricole, il estime que les Etats Généraux de l’Alimentation ont commencé sur de bonnes bases, « mais il y a toujours le petit coup sur la tête qui nous rappelle que la cohérence n’est pas le point fort de la France ». Il prend en exemple le débat sur le glyphosate « qui va faire reculer les avancées en matière d’agriculture de conservation de 10 ans ». Ainsi que les dangers du CETA et du MERCOSUR, « qui vont permettre d’inonder nos marchés de produits aux antipodes de nos réglementations environnementales, et avec lesquels nous ne pourrons pas rivaliser en termes de prix ». Et de conclure : « arrêtons de faire croire que le bio et les circuits courts c’est l’Eldorado, dans un département où l’on compte moins de 30 habitants au km², cela ne peut concerner qu’un petit nombre ».

 

L’agriculture maintien l’économie du territoire

Sylvie Brunel, conférencière, auteure et économiste, ainsi que Nicolas Bachelet, administrateur à JA national et en charge de la communication, ont répondu aux questions de Cédric Jappiot et du public. Après une présentation de chiffres clés afin de situer la place importante qu’occupe l’agriculture dans notre département, le président lance : « on ne peut le nier, l’agriculture à un rôle à jouer dans notre société ».

 

Sylvie Brunel souligne la capacité des agriculteurs à façonner le paysage : « la beauté d’un territoire qui reste vivant car on l’entretient depuis des années ». De plus, les agriculteurs produisent des richesses : l’agriculture haut-marnaise représente 425 MÄ de chiffre d’affaires en 2017, une économie qui compte pour le département et la région. Pour de nombreux pays l’agriculture est stratégique, mais la France préfère se tourner vers l’importation comme le prouvent les accords du CETA et du Mercosur.

 

« Les agriculteurs s’adaptent en permanence et trouvent des réponses » explique l’économiste qui prend en exemple l’évolution des méthodes agricoles : les années d’après-guerre où il fallait nourrir la population, puis la mise en place des jachères, et aujourd’hui le verdissement. De plus, 93 % des molécules de produits phytos ont disparu depuis le début des années 90 et pourtant les agriculteurs trouvent des solutions et continuent de produire.

Retrouver la fierté de produire

Malgré ces efforts environnementaux, il y a toujours des attaques. Nicolas Bachelet se défend : « la terre est notre outil de travail, on l’aime. C’est normal qu’on l’entretienne, notre premier devoir c’est de la faire fructifier ». Sylvie Brunel fait remarquer que la viande française est un véritable label de qualité, ce qui ne serait pas le cas si l’agriculteur était un pollueur. « Les préoccupations du bien-être animal doivent être entendues, mais les éleveurs sont les premiers à s’en soucier. L’alimentation doit être un bonheur et pas une peur ». De plus la réglementation française au niveau sanitaire est très lourde, justement pour atteindre cette qualité.

 

Les agriculteurs doivent s’unir pour faire face aux critiques. Pour Sylvie Brunel, les agriculteurs devraient se doter d’« ambassadeurs » qui pourront communiquer sur les pratiques agricoles au grand public. Enfin, il faut plus de rencontres entre citadins et ruraux comme l’explique Nicolas Bachelet : « nous devons ouvrir nos fermes, sans avoir peur de montrer notre pulvé et nos engrais ».

Suite de l'article dans notre hebdomadaire page 03

Bonne lecture

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Avenir Agricole et Rural se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

L'Avenir Agricole et Rural
La couverture du journal L'Avenir Agricole et Rural n°2514 | septembre 2018

Dernier numéro
N° 2514 | septembre 2018

Edition de la semaineAnciens numérosABONNEZ-VOUS

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

Voir tous

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui