L'Avenir Agricole et Rural 04 juin 2008 à 00h00 | Par F.Thevenin

ADCL - L’ADCL poursuit son évolution

L’assemblée générale de l’ADCL a permis d’effectuer un bilan sur l’activité de la structure et de tracer des perspectives. Compte-rendu.

Abonnez-vous Réagir Imprimer

Fin 2007, l’ADCL dénombrait 546 adhérents soit 65 % des producteurs de lait (+ 2 points) présents sur le département et 3 de moins que l’année précédente du fait de fusion, de démissions ou de cessations laitières. A noter qu’il y a une dizaine d’années, l’ADCL comptait 646 adhérents et que mi-2008, ils ne sont déjà plus que 532 !
Par contre, le nombre de vaches présentes et contrôlées est passé de 30 672 à 32 562 soit 71 % des vaches laitières départementales et 1 890 de plus en un an. Ce bond s’explique simplement par la hausse des quotas attribués et par les nombreux cas de FCO qui obligent les éleveurs à garder davantage de vaches. Pour début 2008, la tendance est identique avec 33 000 vaches présentes !
Enfin, 78 % de la collecte laitière de Haute-Marne est assurée par les adhérents du contrôle laitier prouvant une spécialisation laitière marquée depuis 13 ans.

Race par race

Côté races, les Prim’holsteins sont toujours largement majoritaires avec 21 482 vaches (66 %) ; chiffre en hausse de 5,7 % par rapport à 2006. Viennent ensuite les 7 084 Montbéliardes (21,7 %) avec une hausse de 533 vaches, les 3 121 Simmentals (9,6 %) avec une hausse de 146 et les 398 Brunes et une hausse de 15.
En 2007, toutes races confondues, la moyenne de l’étable haut-marnaises est de 8 047 kg (+ 346) pour un TB de 39 (-0,2) et un TP de 32,1 (+0,1). Les Prim’holsteins ont le meilleur niveau d’étable (8 722) suivi par les Brunes (7 361) qui détiennent le plus fort taux protéique avec 33,4 g/l.

Dossiers en cours

Après 4 départs consécutifs et deux embauches, l’ADCL compte actuellement 42 salariés (34 ETP). La structure est marquée par une réorganisation des secteurs afin d’assurer l’avenir des tournées à moyen terme, de tenir compte de la nouvelle offre de service en janvier 2008 et de développer la spécialisation technique et/ou informatique. Cette réorganisation touche directement 125 éleveurs et les responsables de la structure les remercie de leur compréhensionTesté depuis décembre 2006, le logiciel Siel est en cours de déploiement sur 12 secteurs et il sera partout à la fin juin. Il présente l’avantage d’apporter de nouveaux services aux éleveurs et d’être particulièrement performant.

Quant au sujet de la nouvelle offre de services, les éleveurs ont effectué leur choix. Il s’avère qu’ils ont opté pour :
- des contrats A11/11 pour 65 % soit 11 passages de contrôle de performance et 11 passages avec appuis techniques
- des contrats A9/9 pour 25 % soit 9 contrôles et 9 appuis
- des contrats A11/9 pour 3 % qui est un nouveau choix
- des contrats A11/7 pour 3 % qui est un nouveau choix
- des contrats A11/0 pour 2 %
- des contrats AT, CZ, B et BR pour 2 % soit des contrôles effectués par les éleveurs eux-mêmes.
En résumé, il apparaît qu’avec cette nouvelle offre de service 60 adhérents de l’ADCL ont changé de contrat, que les appuis techniques seront moins nombreux et que l’ADCL s’adapte aux nouvelles technologies comme les compteurs agréés ou les robots de traite.
L’ADCL poursuit également ses animations de races avec de multiples concours départementaux, régionaux, nationaux et internationaux et ses animations techniques. Pour l’avenir, les projets fourmillent avec de multiples études dont l’importante question des mammites.
En stage Vivea, du fait de leur succès, l’ADCL prévoît de nouveaux stages sont sur la conduite alimentaire, les boiteries en élevage, les génisses et… les robots.

L’avenir

Les nouvelles contraintes réglementaires (appel d’offre, SMQ), la diminution du nombre de producteurs de lait et la réorganisation des secteurs annoncent, en fait, le début de travaux structurants pour l’avenir des Organismes d’Elevage.
Thierry Bernet signale qu’une demande de direction partagée a été effectuée par la Côte-d’Or en liaison avec le départ en retraite de son directeur en juin 2009. Le président de l’ADCL ajoute : «suite à la présentation de cette demande et après plusieurs débats au sein du Conseil d’Administration, il a été décidé de répondre favorablement par une étude approfondie de faisabilité !».
A noter que, dans le même temps, les Organismes départementaux d’Elevage (ADCL, Chambre d’Agriculture, EDE, GDS…) assistés d’organisations syndicales (FDSEA et JA) ont engagé, depuis novembre 2007, une réflexion sur la mise en commun des moyens dans un souci d’une meilleure efficacité des services au sein du département.

Résultats techniques 2007/2008

Le niveau d’étable de l’année 2007/2008 fait apparaître une forte augmentation de la productivité laitière. Il faut encore prévoir, après la hausse de 2007, une hausse, pour 2008, de 200 à 250 kg. Il devrait s’établir autour des 8 300 kg !
En TP, la progression est exceptionnelle depuis plusieurs années et celle de cette année est difficilement explicable. Année après année, la génétique fait son effet mais la nourriture y est sans doute pour beaucoup.
En TB, la tendance est identique à celle de l’année dernière mais, en cette période de «libération» de quotas, il est serait peut-être bienvenu de produire à nouveau de la matière grasse…
Par contre, les comptages cellulaires atteignent des niveaux critiques et inquiétants. Les pires mois ont été juin/juillet et surtout janvier, février et mars. Explications : des vaches non réformées alors qu’elles devaient l’être, de la paille de très mauvaise qualité et des stabulations surchargées. Philippe Gillet tire la sonnette d’alarme en craignant des plans d’urgence des laiteries et la multiplication des contagions. Les remèdes : sortir rapidement les contaminées et soigner les tarissement avec des doubles traitements. Il prévient : «l’aggravation de la situation a été rapide. L’amélioration sera beaucoup plus lente».
A l’inverse, en matière de butyriques, les résultats sont bons avec 69 % des laits à moins de 800 spores.

Résultats nationaux

En France, le Contrôle Laitier contrôle 60 422 troupeaux pour 2 509 615 résultats. Sur un an, ces chiffres sont respectivement en baisse de 2 047 et de 85 954 traduisant la spécialisation laitière des exploitants et le manque d’attrait de cette branche particulièrement en cette période faste pour le secteur céréalier. Attention, ces 86 000 vaches disparues sont autant de vaches qui ne font plus de veaux et qui vont accentuer le déficit de viande en Europe.
La moyenne de l’étable France est de 8 085 kg de lait par vache (+ 271 kg). Autour de la Haute-Marne, l’Aube, la Marne et la Meuse sont au sommet avec, respectivement, 8 670 kg, 9 017 kg et 8 751 kg.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Avenir Agricole et Rural se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

L'Avenir Agricole et Rural
La couverture du journal L'Avenir Agricole et Rural n°2522 | novembre 2018

Dernier numéro
N° 2522 | novembre 2018

Edition de la semaineAnciens numérosABONNEZ-VOUS

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

Voir tous

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 23 unes régionales aujourd'hui