L'Avenir Agricole et Rural 21 mai 2012 à 09h54 | Par L'Avenir Agricole et Rural

ACTUALITÉS LAITIÈRES - TOURNANT HISTORIQUE POUR LA FILIÈRE LAITIÈRE

L’assemblée générale du syndicat laitier départemental, la FDPL, a accueilli le nouveau Président National, Thierry Roquefeuil, en présence des transformateurs du département.

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Bilan de la campagne laitière

Richard Bourbon a introduit son propos en rappelant que la production laitière génère trois mille emplois dans le département. Une quinzaine de vaches laitières induisent un emploi. C’est pourquoi il est primordial de maintenir cette production sur le territoire. Seuls des revenus acceptables aux producteurs pourront leur permettre de continuer à endurer les contraintes du métier.

Prix : pas trop mal

Le prix de base du lait payé au producteur en 2011 était de 320 euros, un niveau rarement atteint, si ce n’est en 2008. Malheureusement, le niveau de charges a fortement progressé, notamment au niveau de l’achat d’aliments et des énergies, plombant les résultats des exploitations et de là, le revenu que sont en droit d’attendre les producteurs laitiers au regard des contraintes de leur métier.

Inclure dans le calcul du prix une variable « coûts de production » comme le prévoit l’accord en vigueur, doit donc être une priorité pour la FNPL, rappelle le Président départemental, Richard Bourbon.

Alors qu’on s’attendait à un maintien du niveau de prix en 2012, le retournement du marché des produits industriels beurre-poudre et la baisse du prix du lait de consommation outre-Rhin ont déjà impacté négativement les cours du lait de ce début d’année, avec un prix mensuel inférieur à 300 euros en mars. Avec des charges toujours aussi élevées, l’effet « ciseaux » est incontournable.

La condamnation des accords de prix fixés dans le cadre de l’Interprofession par la Commission Européenne, au titre d’une atteinte à la concurrence, alors même qu’un producteur n’a pas le choix de son acheteur a indigné le syndicat des producteurs de lait. Le lait, denrée périssable, ne peut pourtant s’accorder des mêmes règles les produits stockables. Il doit subsister un prix interprofessionnel et non un prix « d’entreprises ».


- © ESTELLE DAUPHIN

Contractualisation : la Haute-Marne bien représentée

Les entreprises Senoble, Bongrain et Triballat ayant accepté une convention tripartite reconnaissant les groupements de producteurs, représentés respectivement par les Haut-Marnais Claude Gagneux, Florent Perrin et Gérard Pinel, l’aboutissement à des accords a abouti dans des délais respectables.

A contrario, avec Lactalis, les négociations furent plus compliquées du fait de la volonté hégémonique de l’entreprise à vouloir maîtriser seule tous les paramètres. En Haute-Marne, Roger Braux représentait les producteurs du Grand Est à la table des négociations nationales, soutenu par la FNPL qui n’a pas hésité à manifester son soutien aux producteurs Lactalis dans le quartier de Montparnasse, afin d’attirer l’attention des médias.

Richard Bourbon salue la structuration départementale insufflée par la FDPL, qui a permis une représentation de notre département dans toutes les négociations nationales le concernant. Cependant, la contractualisation chère à l’ancien Ministre Bruno Lemaire, qui y voyait un outil de protection pour les producteurs, laisse un goût d’inachevé. Sans volume et sans prix, les contrats font figure de coquilles vides.

Quel avenir pour les Bassins laitiers ?

Outil de transition vers un monde sans quotas, l’avenir de cette structure de gestion des volumes, est incertain au-delà de 2015. Le Bassin laitier du Grand Est a plutôt bien fonctionné depuis sa création en dépit de sa taille et de sa diversité, grâce à la bonne volonté de chacun à travailler au maintien de la production laitière. La Haute-Marne s’en sort bien puisqu’elle a pu maintenir son litrage. La revendication pour l’année à venir est d’appliquer la transparence GAEC aux TSST. Leur attribution étant limitée à deux parts, les nombreux GAEC que compte notre département se sont trouvés pénalisés.

- © ESTELLE DAUPHIN

En marge du débat :

la pénurie de fourrage n’aura pas lieu

Pour Christophe Fischer, président de la FDSEA, et pour  Richard Bourbon, président de la FDPL, la solidarité inter-filière jouera cette année encore, si le manque de fourrage lié au gel des céréales à paille devait se faire ressentir.


(lire l'intervention de THIERRY ROQUEFEUIL Président de la FNPL) dans notre numéro du 18 mai en page 03)



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