L'Avenir Agricole et Rural 21 juin 2012 à 08h55 | Par L'Avenir Agricole et Rural

ACTUALITÉS LAITIÈRES - De nouveaux défis à relever

Le laboratoire interprofessionnel d’analyses laitières de Rioz a tenu son assemblée générale le 7 juin. Après la construction du nouveau bâtiment, le bilan de l’année a de nouveau été marqué par un événement majeur, l’accréditation COFRAC obtenue en janvier.

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Le nouveau bâtiment du laboratoire de Rioz
Le nouveau bâtiment du laboratoire de Rioz - © FDPL

La nouvelle était déjà connue depuis quelques mois, mais Denis Milleret, président du laboratoire interprofessionnel d’analyses laitières de Rioz, a voulu le souligner lors de l’assemblée générale qui s’est tenue jeudi dernier, le LIAL de Rioz a décroché l’accréditation COFRAC. Denis Milleret a surtout salué le travail fourni par le personnel et les responsables du laboratoire pour y parvenir dès le 1er audit: «J’étais personnellement présent lors de l’ouverture et la fermeture de l’audit, et je peux vous dire que le laboratoire a eu l’accréditation avec la manière».

L’obtention de ce précieux sésame est le 2e événement majeur après celui de la construction du nouveau bâtiment un an auparavant. Un aspect plus que positif pour envisager plus sereinement l’avenir du laboratoire, surtout dans un contexte de secteur laitier en pleine mutation.

 

La détection des inhibiteurs plus sensible

L’assemblée générale est toujours le moment d’aborder ou de revenir sur des actualités marquantes, et cette année ne fera pas exception. Le sujet de 2012? les inhibiteurs et leurs enjeux pour la filière. Pour rappel, comme tous les laboratoires, le laboratoire a procédé à deux changements majeurs dans les méthodes de détection des inhibiteurs, chose inédite dans un délai aussi court. Cette évolution ne s’est pas faite sans conséquences pour les producteurs. En effet avec à la fois un seuil de détection souvent plus bas et la détection de nouvelles molécules, le nombre de résultats positif a dans un 1er temps doublé.

Le véritable problème pointé du doigt ici est donc l’utilisation en toute confiance par les producteurs de molécules qui ont un fort risque d’être détectées dans leur lait. L’attention doit donc être portée sur les délais d’attentes des antibiotiques et leur respect, d’ailleurs après avoir été de plus en plus raccourcis certains d’entre eux viennent à l’inverse d’être nettement allongés!

Après une année d’adaptation, les résultats tendent à s’améliorer en 2012 avec une baisse du taux de «positifs».

Se préparer à l’avenir

En 2011, le laboratoire a réalisé plus d’un million d’analyses. Les contrôles laitiers de Haute-Marne et Haute-Saône en restent les principaux commanditaires pour la moitié des analyses. Mais le laboratoire interprofessionnel continue sa diversification. L’hygiène alimentaire représente 12% du nombre d’analyses, ce qui en fait le 1er laboratoire interprofessionnel dans cette catégorie.

Et demain? Les évolutions récentes du laboratoire laissent envisager un avenir plus serein dans le bassin Grand Est. Mais d’autres défis attendent le LIAL: la sortie des quotas, la diminution progressive des producteurs de lait, l’évolution continue des critères d’analyses.

Continuer à s’adapter au contexte pour satisfaire aux règles et aux demandes des producteurs reste donc essentiel pour préparer l’avenir.




Le LIAL de Rioz, c’est …

4532 exploitations laitières contrôlées en 2011, réparties sur 14 départements et 2 interprofessions (CIL Grand Est, CRIEL Rhône Alpes), ce qui en fait en terme d’importance, le 6e laboratoire sur 16 en France.

1497000000 de litres de lait, dont les 2/3 sont collectés par les coopératives (7e laboratoire sur 16 en France)

151 sites de transformation

2 établissements chargés du contrôle laitier en Haute-Marne et en Haute-Saône, soit 65000 vaches laitières

34 équivalents temps plein

1140000 analyses, dont plus de la moitié pour le contrôle laitier.

 

 

Développer l’envoi des dossiers par voies électroniques

Le matin de l’assemblée générale, les membres du bureau du laboratoire ont fait le point sur l’envoi des résultats. Et le bilan a fait réagir plus d’un. En effet, 35% des envois sont faits par ordiposte, c’est-à-dire par courrier, soit le mode d’envoi le plus utilisé. Or ces envois se sont multipliés au cours de ces dernières semaines avec le changement des fréquences des analyses. Ainsi, l’envoi des courriers papier a augmenté de 2000 en un mois et celui de SMS a bien sûr subi la même inflation, ce qui a entraîné une augmentation des coûts d’affranchissement de 1500Ä sur le mois! Or des solutions existent pour baisser les frais. Le laboratoire interprofessionnel souhaite sensibiliser les producteurs à utiliser davantage Internet avant que les coûts ne deviennent trop importants et que les producteurs qui choisiront le courrier le paie (ce qui est déjà le plus souvent le cas) ou qu’un abonnement soit mis en place pour les SMS.

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