L'Avenir Agricole et Rural 19 novembre 2008 à 17h23 | Par F.Thevenin

Actualités laitières - Bongrain visé - Illoud bloqué

Engagés dans un premier temps dans la journée « 0 ramassage » les responsables JA et FDPL des producteurs livrant à Bongrain, excédés par l’attitude de leur acheteur, lançaient un nouveau blocage d’Illoud.

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Un samedi matin pas comme les autres à Illoud (© A. Leblond)

9 h 30 vendredi, l’histoire se répète, plus rien ne rentrera ni se sortira de l’usine Bongrain d’Illoud bloquée pour cause de «flexibilité».
En effet, alors qu’en absence d’accord national, certaines entreprises et non des moindres (Lactalis et Sodiaal entre autres) se sont abstenues de prélever quelques euros de flexibilité, chez Bongrain on enfonçait le clou en en ajoutant 3 aux 30 euros déjà contestés par les producteurs, accréditant ainsi un peu plus les divers bruits selon lesquels Bongrain faisait bien partie des «durs» de la négociation nationale et portait une grande part de responsabilité dans l’échec de celle-ci.
Le dédain permanent ressenti par les producteurs et en particulier par les responsables du Conseil d’Administration du Syndicat Laitier du Bassigny, en raison de l’absence de dialogue et même de rencontre que leur impose la laiterie, faisait le reste.

De 9 h 30 à 14 h le lendemain

Alors qu’il était Initialement prévu jusqu’à 17 h les manifestants refusaient de lever le siège et décidaient d’une première prolongation jusqu’à minuit.
Malgré l’annonce de la fixation d’un rendez-vous national, cette nouvelle échéance ne put être respectée non plus tant la détermination des producteurs qui se relayaient était grande. Soulignons qu’une fois encore les JA formaient le gros des troupes.
Les choses en étaient là samedi quand les responsables syndicaux, Richard Bourbon pour la FDPL et Sébastien Riottot pour les JA, Françoise Henry avait, elle, passé en compagnie de Richard Bourbon une partie de la nuit à Illoud, revenaient eux aussi devant l’usine pour tenter de trouver une issue.
Un contact téléphonique avec Daniel Lorillon, le responsable des achats de lait de BG, et une concertation avec les producteurs présents aboutissaient à la décision de lever le blocus, il était 14 h.
Il faut dire que l’objectif de désorganisation total de l’entreprise était atteint depuis longtemps, que celle-ci tournait au ralenti et que les différentes procédures  juridiques et pénales qu’elle avait engagées allaient bien au-delà des possibilités financières du syndicalisme, bien que ce dernier n’ait pas donné de mot d’ordre concernant cette action.

Retard de ramassage

Qu’il s’agisse du blocage des camions ou de celui de l’usine Bongrain, la conséquence était la même : l’impossibilité de ramassage.
Jeudi et vendredi l’objectif «O ramassage» était quasiment atteint car même si, parfois, un seul camion d’une laiterie était bloqué les autres ne sortaient pas sur le département.
Forcément les tanks n’étant pas extensibles il faudrait jeter. Ça et là il y eut donc du lait de perdu mais un peu plus dans certains cas que dans d’autres, des entreprises, parfois même privées ayant indiqué faire le maximum pour rattraper le retard et limiter les dégâts, alors que d’autres, parfois même coopératives, mentionnaient au contraire que le ramassage reprendrait normalement sans aucun effort de rattrapage.

Journée sans ramassage

Toutes les entreprises ont été fortement touchées jeudi et vendredi par le blocage de 9 camions à Andelot – Avrainville – Bussières les Belmont- Champcourt - Heuilley Cotton- Pierrefontaines – Thivet- Thol les Millières et Voisines et l’interruption totale de collecte qui en découla.
Le fonctionnement des 2 usines du département en a été forcément très perturbé d’autant qu’échange de collecte et économie de transport font que tout le monde va «dépoter» chez tout le monde.

AL - FDPL

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