Solidarité sanitaire 2009/2010
185 498 € ont été répartis entre 832 éleveurs qui ont reçu une subvention allant 1.5 € à 7 000 €. Le financement a été assuré pour 99099 par le Conseil Général et 86 399 € par le GDS 52. Vous trouverez le détail dans le tableau suivant.
L’IBR, comme nous le constatons, représente 42.2 % de l’enveloppe totale soit 76 758 € et 67.2 % de l’aide financière du CG. Pour autant, nous constatons annuellement de nouvelles contaminations ou des recontaminations de cheptels, les causes sont multiples (voisinage en pâture, l’éleveur qui garde des bovins «porteur latent»…..) toutefois l’introduction mal maîtrisée reste la cause la plus importante de contamination. L’IBR est une maladie qui s’achète, tous les éleveurs le savent, pourtant le contrôle à l’introduction reste trop souvent aléatoire. Faut-il continuer à financer 76 758 € par an pour essayer de contenir le réservoir de virus actuel suite à ces introductions ? Doit –on «resserrer les boulons» pour renforcer les moyens de lutte contre toutes les contaminations ? Le GDS 52 ne peut pas être derrière les 15 000 introductions de bovins par an pour surveiller le contrôle à l’introduction, il faut que chaque maillon de la chaîne (vendeur, négociant et acheteur) prenne conscience du problème afin de diminuer les circulations virales.
Vérification des statuts sanitaires avant achat, isolement à l’introduction et contrôle à l’introduction doivent rester les trois piliers pour éviter d’introduire des maladies.
Que chacun (adhérent GDS, non adhérent et négociant) en prenne conscience. Actuellement nous ne sommes pas sur une zone (département) en épidémiosurveillance favorable pour obtenir une dérogation des contrôles à l’introduction.
La Para tuberculose et la BVD représentent un financement respectivement 10 % et 5 % de l’enveloppe d’aides attribuées aux éleveurs avec une forte percée de la para tuberculose. Ces maladies sont omniprésentes sur le département, lorsque nous les cherchons, nous les trouvons. L’introduction reste de loin la porte d’entrée principale il est donc nécessaire de les contrôler lors de l’introduction d’un animal dans le troupeau. Des actions régionales BVD sont actuellement en cours de validation par le Conseil Régional, ces actions devraient permettent de mieux dépister et contrôler l’évolution du BVD dans les élevages.
Parlez-en avec votre vétérinaire,
Les éleveurs, accompagnés par leur vétérinaire, examinent eux-mêmes un bovin en réalisant les gestes indispensables
• prise de température
• examen des bouses
• examen du vagin
• examen de la mamelle
• examen des flancs….
Les éleveurs apprennent ainsi à recueillir l’ensemble des symptômes indispensables pour faire une bonne analyse de la situation et s’orienter vers telle ou telle maladie.
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