agriculture biologique
LE BIO GAGNE DU TERRAIN
En témoignent les conclusions du Grenelle de l’Environnement, le bio n’est pas une mode mais un des enjeux du développement durable au même titre que le développement des énergies renouvelables et que la gestion des déchets.
15 novembre 2007 F.Thevenin Vu 394 fois
La semaine dernière nous soulignions l’intérêt croissant des consommateurs pour les produits Bio illustrés par une hausse régulière de + 10 % de la consommation par an depuis 1990.
Cette tendance n’est pas une mode passagère des consommateurs mais le reflet d’une évolution de notre société comme en témoignent les propositions formulées lors des conclusions du Grenelle de l’Environnement le 25 octobre dernier.
Loin d’être, anodines, ces conclusions issues de plus de 1 000 heures de débats, 4 mois de travaux, 3 semaines de consultations publiques qui désignent l’agriculture biologique comme une des voies prioritaire vers le développement durable. Des conclusions qui n’hésitent pas à des paris très ambitieux cautionnés par notre gouvernement.
Tripler les surfaces en agriculture biologique pour 2 012 pour atteindre 6 % de la SAU française contre 2 % actuellement, miser sur 20 % de produits bio dans la restauration collective à moyen terme, en parallèle réduire de 50 % l’emploi des pesticides dans l’agriculture, sont trois vœux qualifiés de pieux mais vains par certains.
Des objectifs certes ambitieux que certains détracteurs du Grenelle jugent irréalisables. mais en viser à tripler les surfaces en agriculture biologique pour 2012, parvenir seulement à les doubler en 2 017 comme le prédisent certains pessimistes pourtant défenseurs du Bio, sera-t-il vraiment un échec ?
Pour y parvenir des mesures sont d’ores et déjà en cours de réflexions, aides aux investissements, majoration des primes à la conversion, contractualisation pluriannuelle entre producteurs et transformateurs, crédit d’impôt, bonus à l’installation, aide à l’acquisition de foncier..... Les idées ne manquent pas, et pour commencer, il est décidé de stimuler la filière bio en incitant à l’emploi de produits bio par les collectivités. L’enjeu est d’atteindre à moyen terme 20 % d’intrants bio dans la restauration collective soit l’équivalent d’un repas par semaine, alors qu’aujourd’hui le bio compose 0.7 % des intrants dans ce type de repas.
Impossible, clament certains toujours prompts à la critique, car trop coûteux. Il est vrai que le coût de cette gageure pour les collectivités n’est pas chiffré mais sera-t-il si élevé, lorsqu’on sait qu’aujourd’hui le coût des céréales entre pour 4 % dans le prix du pain sorti de la boulangerie et moins encore dans celui du pain sur table. Alors consommer bio coûtera-t-il vraiment plus cher demain ? Une des vraies difficultés de ce pari sera de nous organiser sur les filières pour répondre à la demande, alors y réfléchir dès maintenant est pertinent et sera certainement constructif.
Sans attendre les conclusions du Grenelle de l’Environnement, la FRAB Champagne Ardenne, la Chambre d’Agriculture, le GAB 52 ont rencontré les responsables de plusieurs cantines scolaires notamment sur le Pays Nord Haut-Marnais et sur Chaumont, proposant dans un premier temps l’introduction d’au moins un produit bio dans un repas chaque mois et le service d’un repas complet bio tous les 3 mois, des actions à compléter d’informations pédagogiques.....Des propositions que les collectivités ont accueillies avec beaucoup de bienveillance et qui devraient se concrétiser rapidement. Nous vous en reparlerons alors.
Cette tendance n’est pas une mode passagère des consommateurs mais le reflet d’une évolution de notre société comme en témoignent les propositions formulées lors des conclusions du Grenelle de l’Environnement le 25 octobre dernier.
Loin d’être, anodines, ces conclusions issues de plus de 1 000 heures de débats, 4 mois de travaux, 3 semaines de consultations publiques qui désignent l’agriculture biologique comme une des voies prioritaire vers le développement durable. Des conclusions qui n’hésitent pas à des paris très ambitieux cautionnés par notre gouvernement.
Tripler les surfaces en agriculture biologique pour 2 012 pour atteindre 6 % de la SAU française contre 2 % actuellement, miser sur 20 % de produits bio dans la restauration collective à moyen terme, en parallèle réduire de 50 % l’emploi des pesticides dans l’agriculture, sont trois vœux qualifiés de pieux mais vains par certains.
Qui Veut le Plus
Peut le Mieux
Peut le Mieux
Des objectifs certes ambitieux que certains détracteurs du Grenelle jugent irréalisables. mais en viser à tripler les surfaces en agriculture biologique pour 2012, parvenir seulement à les doubler en 2 017 comme le prédisent certains pessimistes pourtant défenseurs du Bio, sera-t-il vraiment un échec ?
Pour y parvenir des mesures sont d’ores et déjà en cours de réflexions, aides aux investissements, majoration des primes à la conversion, contractualisation pluriannuelle entre producteurs et transformateurs, crédit d’impôt, bonus à l’installation, aide à l’acquisition de foncier..... Les idées ne manquent pas, et pour commencer, il est décidé de stimuler la filière bio en incitant à l’emploi de produits bio par les collectivités. L’enjeu est d’atteindre à moyen terme 20 % d’intrants bio dans la restauration collective soit l’équivalent d’un repas par semaine, alors qu’aujourd’hui le bio compose 0.7 % des intrants dans ce type de repas.
Impossible, clament certains toujours prompts à la critique, car trop coûteux. Il est vrai que le coût de cette gageure pour les collectivités n’est pas chiffré mais sera-t-il si élevé, lorsqu’on sait qu’aujourd’hui le coût des céréales entre pour 4 % dans le prix du pain sorti de la boulangerie et moins encore dans celui du pain sur table. Alors consommer bio coûtera-t-il vraiment plus cher demain ? Une des vraies difficultés de ce pari sera de nous organiser sur les filières pour répondre à la demande, alors y réfléchir dès maintenant est pertinent et sera certainement constructif.
Les cantines
haut-marnaises dans cette “ère des temps bio”
haut-marnaises dans cette “ère des temps bio”
Sans attendre les conclusions du Grenelle de l’Environnement, la FRAB Champagne Ardenne, la Chambre d’Agriculture, le GAB 52 ont rencontré les responsables de plusieurs cantines scolaires notamment sur le Pays Nord Haut-Marnais et sur Chaumont, proposant dans un premier temps l’introduction d’au moins un produit bio dans un repas chaque mois et le service d’un repas complet bio tous les 3 mois, des actions à compléter d’informations pédagogiques.....Des propositions que les collectivités ont accueillies avec beaucoup de bienveillance et qui devraient se concrétiser rapidement. Nous vous en reparlerons alors.
Pour en savoir plus, contactez la Chambre d’Agriculture : Denis Daillet 03 25 94 69 94 ou inscrivez-vous au stage : Tenants et aboutissants de l’agriculture biologique en Haute-Marne
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