L'Avenir Agricole et Rural 29 mai 2015 à 08h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

ACTION SYNDICALE : La pression monte chez les éleveurs

La baisse récurrente des cours sur la viande bovine et porcine et l’évolution négative des perspectives de marché sur le lait, engendrent des tensions de trésorerie insupportables. Le réseau syndical envisage des actions début juin.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Les produits agricoles baissent à la production mais pas à la consommation...
Les produits agricoles baissent à la production mais pas à la consommation... - © REUSSIR

Les éleveurs ont été les premiers à tirer la sonnette d’alarme avec une série d’actions devant les abattoirs le 11 mai. Le ministre avait ensuite reçu les acteurs de la filière et s’est engagé à revenir sur ce dossier dans un délai d’un mois.

 

Avant la table ronde du 18 juin

Des groupes de travail ont été mis en place sur l’export, les prix, les cotations et la qualité. Des rapports seront remis lors d’une nouvelle table ronde organisée le 18 juin. La FNB reproche aux dispositifs de cotations entrée-abattoir de FranceAgriMer, de ne plus refléter la réalité du marché en raison de rétentions d’informations. Une enquête est diligentée par les services de l’Etat pour vérifier si la transparence est bien respectée. La FNB demande par ailleurs de conforter la démarche VBF par un socle assurant un niveau qualitatif. Cela permettrait de garantir une meilleure satisfaction du consommateur et de revaloriser les produits ; particulièrement les races à viande. Enfin, la FNB souhaite que le Ministère soit davantage pro actif dans la politique d’export vers les pays tiers, sans oublier l’engagement des opérateurs qui ne jouent pas suffisamment «collectifs».

 

Un prix du lait insupportable

Depuis quelques mois, les indicateurs économiques sont de nouveau passés dans le rouge pour des raisons d’ailleurs peu rationnelles puisque l’offre reste contenue, tant au niveau national qu’européen. Les opérateurs attendent manifestement de vérifier quelle sera l’évolution du marché après quotas. Dans cette ambiance morose Lactalis joue une partition provocatrice avec des prix du lait calamiteux en particulier vis à vis de producteurs de certaines OP qui ont décidé de contester le non-respect des contrats en 2013 et 2014. Globalement, les prix sont aujourd’hui inférieurs à 300 et les perspectives d’un cours moyen de 320 semblent s’éloigner. La FNPL en appel à la mise en place d’une vraie transparence dans les relations commerciales entre les fournisseurs et leurs clients. Elle demande que les contrats laitiers soient renégociés en application de la loi Hamon qui permet cette démarche lorsque le ciseau prix/charges devient insoutenable.

 

Le bureau de la FDSEA 52 qui s’est réuni cette semaine envisage des actions qui seront menées dans le cadre d’une stratégie commune aux filières animales. La Grande Distribution ne sera très certainement pas épargnée. Les modalités d’actions seront précisées début juin à l’échelon national.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Avenir Agricole et Rural se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

L'Avenir Agricole et Rural
La couverture du journal L'Avenir Agricole et Rural n°2469 | novembre 2017

Dernier numéro
N° 2469 | novembre 2017

Edition de la semaineAnciens numérosABONNEZ-VOUS

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 20 unes régionales aujourd'hui