L'Avenir Agricole et Rural 29 août 2019 à 09h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

ABATTOIR : UN ESPOIR DE PÉRENNITÉ

Abonnez-vous Réagir Imprimer
- © JJ BAILLY

L’abattoir se porte mieux. Pourtant en 2018, la faillite de Viandes 52 a entraîné une perte des deux tiers de l’activité et la Préfecture avait même enlevé un temps son agrément pour cause de problèmes sanitaires. Cela n’a pas découragé le directeur Jean-Jacques Bailly qui estime que cet outil demeure indispensable au département. Les éleveurs et les salariés se sont fortement mobilisés en mettant la main à la pâte. Des travaux de rénovation ont été réalisés pour que l’établissement tienne encore quelques années. Le Conseil Départemental et la ville de Chaumont ont également apporté leur soutien, ainsi que le GIP qui a accordé un prêt financier.

 

Suite à une récente inspection, la Préfecture a donné son feu vert pour que l’abattoir obtienne un agrément décolonnage et découpe. « Il reste des points de détail à régler, mais nous avons l’agrément pour 3 mois » explique Jean-Jacques Bailly qui reste vigilant, « c’est comme un permis de conduire, certes nous l’avons obtenu, mais on peut très bien nous le retirer ». L’abattoir peut dès à présent décolonner les bovins de plus de 30 mois et mettre en quartier une carcasse. L’agrément permet également de faire de la découpe bouchère pour l’abattage familial, mais ce service ne sera opérationnel qu’en novembre. « Notre équipe est réduite, nous n’avons que 6 salariés sur la chaîne d’abattage. Nous devons d’abord nous organiser pour le décolonnage, faire de la mise en quartier dans de bonnes conditions et ensuite nous lancerons la découpe bouchère pour l’abattage familial » prévient le directeur. Une très bonne nouvelle pour l’abattoir qui traite environ 60 tonnes de viande tous les mois depuis le début d’année. « Les comptes sont équilibrés, mais restent fragiles. Dès que l’activité sera confortée nous réembaucherons ».

 

De bonnes habitudes à prendre

 

La saison des barbecue se termine, la demande en porc va diminuer, et avec l’automne qui approche, le besoin des bovins de boucherie et des abattages familiaux va revenir. Afin que l’équipe de l’abattoir puisse s’organiser correctement, il est nécessaire que les éleveurs qui apportent des gros bovins ou des veaux appellent l’abattoir pour réserver une place. D’ailleurs l’agrément oblige de planifier l’arrivée des bovins à l’abattoir.

 

A partir de maintenant, les éleveurs qui veulent abattre des bovins doivent prendre rendez-vous au 03 25 03 89 71.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Avenir Agricole et Rural se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

L'Avenir Agricole et Rural
La couverture du journal L'Avenir Agricole et Rural n°2573 | novembre 2019

Dernier numéro
N° 2573 | novembre 2019

Edition de la semaineAnciens numérosABONNEZ-VOUS
L’actualité en direct
Chambre d'agriculture

    Les ARTICLES LES PLUS...

    Voir tous

    Voir tous

    À LA UNE DANS LES RÉGIONS

    » voir toutes 22 unes régionales aujourd'hui