L'Avenir Agricole et Rural 16 novembre 2017 à 08h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

A la recherche d’un nouveau modèle

Le service Productions Végétales Agronomie de la Chambre d’Agriculture a fait un retour sur l’agriculture de conservation auprès d’EMC2 en présentant les résultats techniques du Groupement d’Intérêt Economique et Environnemental (GIEE) du groupe APAB.

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Les commissions agronomie et développement durable et innovation d’EMC 2 sont venues faire un point sur les systèmes de cultures innovants et l’agriculture de conservation des sols.
Les commissions agronomie et développement durable et innovation d’EMC 2 sont venues faire un point sur les systèmes de cultures innovants et l’agriculture de conservation des sols. - © T.M.

Un système alternatif

Pour Mickaël Masselot, président de l’APVA et Jean-Luc Follot, responsable du service Productions Végétales de la Chambre d’Agriculture, l’agriculture de conservation offre des leviers très intéressants, mais rien ne vaut l’expérimentation terrain afin d’être le plus performant possible.

L’agriculture de conservation repose sur la réduction - voire l’abandon – du travail du sol, une rotation diversifiée, ainsi qu’une couverture végétale permanente (primordiale en semis direct). On peut aussi utiliser du colza en association avec des plantes gélives et des légumineuses pérennes. La difficulté de l’agriculture de conservation est d’obtenir une paille bien broyée et bien répartie sur la parcelle car les gros volumes peuvent gêner le semis, mais aussi reprendre de l’azote. Malheureusement toutes ces conditions créent un milieu favorable pour le campagnol, ennemi n°1 de ce système. Les andains sont de véritables abris pour ce rongeur, il est donc impératif de répartir les résidus de manière homogène sur la parcelle.

Cela fait une vingtaine d’années que les rendements stagnent, les marges sont à la baisse, les charges augmentent et de nombreuses molécules herbicides sont retirées de la vente. Ces dernières années, il y a même davantage de retraits que d’homologations et cette tendance devrait s’accroître. Face à cela et pour maintenir la rentabilité de leur exploitation, des agriculteurs du Barrois se sont regroupés en GIEE : l’APAB (pour une Agriculture Porteuse d’Avenir dans le Barrois), afin de concrétiser des techniques alternatives. Pour cela, les agriculteurs se font accompagner par la Chambre d’Agriculture, se forment (couverts végétaux, techniques bas volume, agriculture de conservation) et font un retour d’expérience au sein de leur groupe pour faire évoluer leurs pratiques. En 2015, l’APAB est l’un des premiers GIEE à être labellisé.

Investir dans l’utile

Le GIEE regroupe 15 agriculteurs, dont 3 polyculteurs éleveurs et le lycée agricole de Choignes, pour une SAU totale de 3600 ha. Les exploitations ont des caractéristiques communes : abandon du labour depuis 10 ans, un parcellaire moyen important, des semoirs en 6 m TCS (4) ou direct (2) et des tracteurs de 190 à 280 ch. Pour compléter leurs besoins en matériels, ils se tournent vers la Cuma Union Fertile 52, ils sont ainsi passés d’un semoir de 4 m à 15 m, sans acheter de tracteurs plus gros, pour un coût d’utilisation de 9,7 Ä/ha en moyenne. Notons que le coût total du semis (tracteur, semoir et carburant) change en fonction de la taille du semoir : de 20 à 35 €/ha selon sa taille. Antonio Pereira, conseiller en productions végétales à la Chambre d’Agriculture et animateur de l’APAB, constate que des machines de tailles imposantes ont leur place dans le Barrois, à condition d’optimiser leur utilisation. Il faut investir là où c’est utile, moins dans la traction (1 h/ha de gros tracteur) et davantage dans l’application des produits et la précision (10 à 12 passages/ha).

Vous pouvez consulter la suite de cet article dans notre édition du 17 novembre 2017.

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